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La haut Commissaire aux droits de l'homme appelle Ă  l'organisation d'une enquĂȘte internationale sur





La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, appelle Ă  l'organisation d'une enquĂȘte indĂ©pendante sur les rapports faisant Ă©tat de nombreux cas d'exĂ©cutions sommaires et autres violations des droits de l'homme commis par les forces de l'ordre en GuinĂ©e lors de la violente rĂ©pression de la manifestation du 28 septembre.

« Je prends note de la dĂ©cision des autoritĂ©s guinĂ©ennes de mener une enquĂȘte afin de savoir qui a ordonnĂ© d'ouvrir le feu sur les manifestants, » a dĂ©clarĂ© Mme Pillay. « J'aimerais nĂ©anmoins insister sur le fait qu'il est essentiel que cette enquĂȘte soit indĂ©pendante et impartiale afin que les auteurs d'exĂ©cution sommaires, de viols et des autres violations des droits de l'homme soient traduits en justice »

« Le bain de sang de lundi ne doit pas ajouter au climat d'impunité qui rÚgne depuis des décennies dans le pays, » a ajouté Mme Pillay.

La Haut Commissaire a condamné fermement l'usage excessif de la force, y compris les tirs à balles réelles, par les forces de sécurité guinéennes afin de disperser une manifestation pacifique organisée à Conakry en faveur de la restauration de l'ordre constitutionnel, aprÚs neuf mois d'exercice du pouvoir par la junte militaire.

Mme Pillay a exprimé également sa profonde préoccupation face aux rapports faisant état de plus de 130 morts, de viols dont ont été victimes des femmes, ainsi que de violences, d'arrestations arbitraires et de pillages de domicile à l'encontre de membres de l'opposition politique.

Elle a rappelé que la Guinée est partie à la plupart des instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme qui imposent le respect, entre autres, du droit à la vie, de la liberté d'expression et du droit d'assemblée.

De nombreuses exĂ©cutions sommaires et autres violations des droits de l'homme ont eu lieu durant le rĂšgne de l'ancien prĂ©sident Lansana ContĂ©, en particulier lors de la rĂ©pression des manifestions de juin 2006 et de janvier-fĂ©vrier 2007. «Une commission d'enquĂȘte indĂ©pendante avait Ă©tĂ© mise en place pour faire la lumiĂšre sur ces Ă©vĂ©nements, » a dĂ©clarĂ© Mme Pillay, «mais, faute de volontĂ© politique, elle n'a jamais fonctionnĂ©. Cette carence a sans doute Ă©tĂ© un facteur des violences de lundi. Il est donc important que la GuinĂ©e ne rĂ©pĂšte pas cette erreur. »


Nations Unies-GenĂšve

  Rubrique: Politique  date: 01-Oct-2009 à 09:28:14  Partager:   :

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