
Le gouvernement français vient de rappeler à la junte du capitaine Moussa Dadis Camara, le respect de ses engagements auprès de la communauté internationale au risque d'exposer la Guinée à des "sanctions" et à "l'isolement".
Selon un communiqué signé par le ministère français des affaires étrangères, la France se dit "préoccupée" par l'enlisement de la transition en Guinée.Nous vous invitons à lire le communiqué de Quai d'Orsay qui vient de nous parvenir...
La tenue d'élections libres et transparentes en Guinée en 2009 a toujours constitué pour la France, comme pour ses partenaires de la communauté internationale, la priorité.
Nous avons pris note du report des élections au début 2010 qui a été décidé par une commission paritaire (forces vives-junte).
Néanmoins, nous sommes préoccupés par l'enlisement du processus de transition.
L'ambiguïté maintenue par Dadis Camara sur sa non-candidature ainsi que celle de la junte et du Premier ministre aux élections de 2010, l'absence d'avancées significatives dans le processus électoral et le musellement de l'opinion publique hypothèquent non seulement le retour à l'ordre constitutionnel mais contreviennent aux engagements que la junte avait pris envers la communauté internationale.
Le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) dont font partie les partenaires africains de la Guinée, notamment la CEDEAO, s'est réuni à Conakry le 3 septembre dernier. Il a fait le constat que la junte ne tenait pas les engagements qu'elle avait pris envers la communauté internationale et, compte tenu de la situation de blocage, a décidé de procéder à des consultations afin d'arrêter une nouvelle position.
La France rappelle la nécessité pour la junte de tenir ses engagements sinon elle conduira la Guinée sur la voie de l'isolement et des sanctions.
Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 05-Sep-2009 ŕ 16:11:35  Partager:   :  |