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Transition en Guinée:"Le jour où un leader politique dira que je ne dois pas me présenter aux électi





Le chef de la junte militaire, capitaine Moussa Dadis Camara vient d’évoquer son avenir à la tête du pays. Au cours d’une conférence de presse à Conakry, le chef de l’Etat guinéen a estimé que c’est « le peuple » qui décidera de son départ du pouvoir.

« Beaucoup pensent que j’ai peur d’annoncer ma candidature. Je vais être claire. Si le peuple me demande de me présenter aux élections, je vais le satisfaire. Seulement il ne l’a pas fait encore. Si je veux être candidat je le serai. Personne ne pourra m’en empêcher. Pas même la communauté internationale. Si j’annonce aujourd’hui même ma candidature à la télé et à la radio qui va me traduire en justice ? Le jour où un leader politique dira que je ne dois pas me présenter aux élections, c’est le même jour que j’annoncerai ma candidature. », a promis le capitaine Moussa Dadis Camara.
Le chef de la junte a fustigé l’attitude des leaders politiques qui exigent son départ au terme de la transition. « Ces leaders politiques courent en vain depuis plus de 25 ans après le pouvoir. C’est maintenant qu’il y’ait un bon climat qu’ils essaient de s’imposer. Je suis libre de me présenter si je veux, puisque je ne suis pas né militaire. J’ai donné ma parole à la communauté internationale de rester dans le chronogramme. J’ai l’intention de respecter ma parole. « a ajouté le capitaine Moussa Dadis Camara.
Pour attaquer du racisme et de l’ethnocentrisme en Guinée, le chef de la junte a pointé un doigt accusateur sur les intellectuels et leaders politiques guinéens. « Si vous voyez que le Général Sékouba Konaté m’a donné le pouvoir c’est à cause de ma probité morale. Je n’ai pas pris le pouvoir pour diviser le pays. Un ethnocentriste n’aura jamais le pouvoir en Guinée. Les racistes, si c’est la guerre qu’ils cherchent, ils l’auront. A l’étranger ils ont déjà fondé des communautés tribales. Je n’appelle même pas cela de communautés ! Ce sont plutôt des clans. Le racisme ne peut pas donner le pouvoir à quelqu’un. Si j’avais prétendu quoi que ce soit parce que je suis forestier, on allait me mâter. Il n’y a pas de pouvoir ethnique en Guinée. On commence à raconter que je suis entrain de préparer un forestier pour me succéder. C’est n’importe quoi. Ici en Guinée les gens se cramponnent derrière le ou les leader(s) de son ethnie. C’est ce qui a empêcher l’opposition de prendre le pouvoir jusqu’à nos jours », a-t-il ajouté.

S’agissant de la pression de la communauté internationale qui exige le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara a évoqué l’exemple de la Mauritanie où le Général Abel Aziz vient d’être élu à la tête du pays, après son coup d’Etat d’août 2008. « La communauté internationale a dit qu’elle n’aime pas la tenue militaire au pouvoir mais mon frère le Général Aziz vient de s’investir officiellement et légalement en Mauritanie. Pour l’instant je respecte mon engagement. Le reste l’avenir édifiera » , prédit le chef de la junte.




Répondant à la question ‘‘Quelle est la place actuelle de la Guinée au sein de l’union africaine, le Président autoproclamé déclare : « Très heureusement les deux plus grands Président africains, le père Wade et le doyen Khadafi m’ont reconnu » avant de poursuivre : « Je n’ai jamais prétendu suivre l’exemple du Mali ni même du Ghana. Je ne copie aucun pays. La Guinée et le Mali n’ont pas les mêmes réalités. Je n’ai jamais dit que je veux faire ce que le Président Amadou Toumani Touré a fait. Je ne copie personne. Personne ne m’a donné de leçons pour me dire va lutter contre les narcotrafiquants ou va lutter contre ceci ou contre cela. »

Evoquant ses relations avec le président ivoirien Laurent Gbagbo, le chef de la junte a nié l’information selon laquelle le chef de l'Etat ivoirien lui aurait confié 2 ou 3 avions: « Mais si c’était vrai j’allais garder ces avions. Ou tout au moins rendre 2 et garder un. J’allais dire à mon frère Gbagbo que nous aussi, nous sommes en crise et qu’on va faire comme ça. C’est aussi n’importe quoi. C’est une forme d’intoxication. C’est pour diviser les deux pays. C’est une manipulation. La Guinée n’a jamais reçu d’avions ivoiriens » a expliqué le capitaine Dadis.

Enfin, le chef de la junte a critiqué avec virulence les médias en ligne guinéens. « L’internet ne m’intéresse pas et ne m’intéressera guère jusqu’à mon dernier souffle. Je ne lirai jamais l’internet parce que même le fou peut y écrire. Les adultes ne me comprennent pas, c’est pourquoi j’ai dit à Jeune-Afrique que je suis incompris et que c’est ce qui me fait souffrir. Mais bon ! Ce n’est pas important puisque je ne me bats pas pour eux ! Je ne me Bats pas pour ceux qui ont fait la moitié de leur vie. Je me bats pour les enfants, pour les futures générations. Il y a des manipulateurs très dangereux sur internet. Toutes les informations que vous voyez sur l’internet sont faussent. J’ai dit au ministre de la défense qui me montre souvent des nouvelles fâcheuses que s’il continu à lire ces nouvelles il finira par se décourager de sauver cette nation. L’internet c’est du bla-bla »(SIC !)

Une synthèse d’Abdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry
Pour Africaguinee.com










  Rubrique: Politique  date: 10-Aug-2009 à 10:24:09  Partager:   :

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