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Menaces d'attaque contre la Guinée: "Si ces hommes pénètrent en Guinée, j’en finirai avec eux(...)
[IMG1]Quelques heures après son entretien avec le président léonais, Ernest Kourouma, le chef de la junte , capitaine Moussa Dadis Camara a déclaré que la présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf a reconnu la présence "de groupes d'hommes incontrôlés" sur son territoire. Dans un son intervention, le capitaine Moussa Dadis Camara a déclaré qu'il y a eu des morts à Koundara tout en réitérant son intention de défendre l'intégrité territoriale du pays. En exclusivité, nous vous livrons ce discours du capitaine Moussa Dadis Camara qui met en garde tous ceux qui contredisent ses affirmations...
« Ceci est un message sacré ! Il s’adresse aux Guinéens ; à tous les Guinéens ! Mon souci est de préserver la paix et la sécurité... Je tiens à vous dire très sincèrement que cette affaire est loin d’être une affaire politique.
Ce sont des Guinéens non patriotes ou qui n’ont rien compris qui racontent n’importe quoi. Cette affaire ne regarde pas les politiciens ni aucune autre personne. C’est une affaire militaire. Aussi cette affaire n’a rien à voir avec la transition. Je tiens à dire aux prédateurs, aux politiciens, à la presse et à tous ceux qui en parlent que je reste dans le chronogramme de 2009. Croyez-moi, je ne suis pas un ambitieux du pouvoir. Encore moins les membres du CNDD et du gouvernement. Si on peut aller aux élections aujourd’hui, on peut y aller. Je ne m’y opposerai pas. Mais cela ne m’empêchera pas de faire mon travail : celui d’un militaire.
Cette affaire n’intéresse pas les civiles. N’essayez pas de créer une confusion.
Quand on a une information, on ne doit pas la minimiser. Cette menace n’est pas imaginaire. Elle a même été le sujet de mon entretien avec le Président Léonais. Mais elle ne reportera pas le chronogramme. Si ces hommes pénètrent en Guinée, j’en finirai avec eux avant le chronogramme et les élections auront lieu comme prévu. D’ailleurs on ne peut pas dire que la Guinée est menacée parce qu’elle n’est pas encore attaquée.
Rien ni personne ne changera le chronogramme. J’ai déjà fait tout ce que les forces vives de la nation m’ont demandé. Aujourd’hui j’attends la commission ad hoc. Je demande aux civiles de nous laisser faire et de se comporter comme si de rien n’était, de vaquer tranquillement à leurs affaires, de circuler librement… cette affaire ne doit pas vous inquiéter. Elle démontre uniquement notre vigilance. Ou bien voudriez-vous que nous restions les mains entre les cuisses ?
Nul n’ignore ce que c’est qu’un cartel de drogue. La Guinée-Bissau est devenue un pays ingérable. Je ne laisserai personne remettre ce communiqué en cause. Ce communiqué est digne de nom. Mais il demeure typiquement de stratégie militaire. Prévenir que si des rebelles franchissent nos frontières nous allons les mâter avec la dernière énergie ne regarde pas les civils et leur démocratie.
Nous voulons sauvegarder les acquis. C’est un devoir sacré pour nous. Sans aucun doute il y a un regroupement à Foya. Un hélicoptère militaire non identifié a survolé tout le long de nos frontières. Il y a même eu de morts à Koundara. Il faut informer pour pouvoir mieux observer la vigilance au long des frontières. Notre travail est de sauvegarder la patrie.
Les habitants de Koundara sont très menacés. Il est de notre droit d’informer la communauté internationale.
J’ai parlé avec la Présidente Ellen Jonhson Sirleaf au téléphone. Elle même a avoué avoir appris l’existence des groupements d’hommes sur son territoire. Des hommes qui ne sont pas sous son contrôle et qui auraient sans aucun doute l’intention d’attaquer un pays voisin.[IMG2]
Et puisque nous ne pouvons pas rentrer dans un autre pays sous prétexte d’exterminer des hommes qui s’apprêtent à nous attaquer, nous ne pouvons faire qu’alerter, nous préparer, demeurer vigilants. La meilleure manière de combattre un ennemi est de connaître son chemin.
Et pourtant c’est comme ça que la guerre avait commencé la dernière fois à Pamelap et Macenta. Malgré tout le mouvement inhabituel, on en avait parlé que lorsque la guerre avait éclaté. Nous n’allons tout de même pas refaire la même erreur.
Je mets en garde tous les leaders politiques, leurs militants, les forces vives, les membres du gouvernement, d’ailleurs tous les Guinéens. Celui qui dira que puisque la Guinée est menacée, nous ne pouvons pas aller aux élections sera poursuivi et condamné. Car c’est une façon de saboter la démocratie. Ne confondez pas amour et tambour. Il faut qu’on le dise à la communauté internationale puisqu'aucun pays n’a le droit d’héberger des hommes malintentionnés qui s’apprêtent à attaquer son voisin immédiat.
Le groupe de contact international doit arriver d’ici le 16 du mois en cours et moi je réitère mon engagement pour le chronogramme 2009.
La peur n’est pas dans le sang de l’armée guinéenne. Moi non plus je n’ai pas de peur dans mon ventre. Si la Guinée est attaquée j’irai au front. Puisque les narcotrafiquants se croient puissants ils n’ont qu’à mettre leur menace à exécution, ils verront la couleur de l’armée guinéenne. Tous ceux qui racontent du n’importe quoi sont contre la démocratie et contre la Guinée.
Je n’ai rien changé à cause de cette menace. Les activités politiques, la libre circulation des biens et des personnes, même aux frontières se déroulent comme auparavant. Notre armée est prête à riposter à n’importe quelle attaque, à n’importe quelle surprise. Nous n’attaquerons personne mais quiconque nous attaque le regrettera amèrement.
Vous les journalistes aussi, vous devez canaliser vos medias. Il ne faut pas dire n’importe quoi.
A partir d’aujourd’hui, si jamais j’entends quelqu’un dire sur une radio privée puisque ce sont les radios privées qui font ces trucs), qu’à cause de ceci ou de cela on ne peut pas aller aux élections, la personne et la radio seront poursuivies. Jusque là , je n’ai jamais sanctionné une presse mais si un journaliste essaie de détourner l’esprit du peuple, je le ferai. Si un journaliste pose directement ou indirectement une question sur cette affaire, il sera sévèrement poursuivi, puisque c’est une forme de déstabilisation. C’est une façon de faire peur à la population, de décourager les citoyens, de semer des idées négatives dans le pays, de saper la démocratie, d’hypothéquer la nation, de retarder le pays, de semer la haine dans l’esprit des Guinéens. C’est aussi une forme de perturbation, de confusion, de subvention, d’intoxication …
Avec tout, le respect que j’ai pour la presse je lui demande de faire en sorte que le pays ne soit pas tourmenté (paniqué).
Ce sont les gens qui veulent compromettre les efforts du CNDD qui essaient de l’empêcher de mener une transition apaisée. Mais j’accuse la presse parce que si elle ne leur donne pas l’occasion, ils ne peuvent pas communiquer au monde entier. Ceci n’est pas un sujet politique. Il ne faut pas embrouiller les Guinéens de l'intérieur et de l'extérieur.
Le journaliste qui essaie de lier cette alerte au chronogramme, sera poursuivi, évidemment après la fermeture définitive de son organe. Je vous interdis de donner l’occasion aux perturbateurs de s’adresser au public.
Si j’entends un débat sur ce sujet, quoique les auditeurs disent, je ne m’attaquerai pas à eux, parce que ce ne sont pas eux qui auront proposé le sujet. Le journaliste aura affaire à moi. Et cela lui coûtera cher. J’interdis toute forme de communication sur ce sujet. Je ne vous laisserai pas effrayer le peuple.
Il y a tellement de sujets à débattre sur l’électricité par exemple ; sur le CNDD ; sur le comité ad hoc… Vous êtes même libres de parler du chronogramme, mais oubliez cette alerte, ce communiqué. Vous n’êtes pas militaires, ne vous mêlez donc pas des affaires des militaires.
Cette affaire ne doit pas être le thème de vos débats ou de vos émissions interactives. C’est vous les journalistes qui poussez les citoyens à dire du n’importe quoi. Des choses qu’ils n’auraient pas dit sans vous. A partir d’aujourd’hui, si vous le faites, je vous accuse d’être contre la démocratie et je vous poursuis. Je vous arrête pour mauvaise information, pour désinformation. Cette affaire ne vous regarde pas. Elle ne regarde que les militaires ou tout au moins attendez que la Guinée soit attaquée. Elle ne l’est pas pour l’instant. Tout ce qu’on veut c’est savoir ce qui se passe aux différentes frontières. Pour le moment, contentez-vous des affaires politiques. Je suis sincère avec vous ! Un chef d’Etat doit être sincère.
Les narcotrafiquants sont fâchés parce qu’ils ont été mâtés. Beaucoup ont pris la fuite. Ils sont paralysés. Ils sont très mécontents. Mais cela ne devrait pas vous intéresser. Car même si ces hommes franchissent la frontière, ils n’iront pas loin. On va les mâter à la dernière rigueur. Nous allons nous en débarrasser très vite. Nous allons bombarder la zone. Il n’y aura pas de négociation. Je ne négocierai jamais avec des ennemis. Restez tranquille et faites-moi confiance. Toute personne malintentionnée qui franchira la frontière sera châtiée.
Nous les Présidents, nous nous sommes entretenus. Nous avons décidé de faire des patrouilles tout au long des frontières. Nous avons envisagé beaucoup de stratégies pour sécuriser et renforcer nos frontières.
Je suis extrêmement ravi et enchanté des réactions des responsables des pays limitrophes qui m’ont promis de ne jamais soutenir de cartels de drogue. Donc, soyez sûrs d’être en sécurité. La Guinée a toujours été victorieuse. Nous conserverons cette victoire »
Propos receuillis par Abdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry pour Africaguinee.com
+224 62 600 600
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  Rubrique: Politique  date: 14-Jul-2009 ŕ 19:02:32  Partager:   :  |
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