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L’adieu émouvant et mondialisé à Michael Jackson(Vidéo)


[IMG1]Un hommage émouvant à Michael Jackson a eu lieu, mardi 7 juillet, au Staples Center de Los Angeles (Californie), à l'endroit même où le "roi de la pop", apparemment en forme, avait répété en vue de sa tournée de concerts, jusqu'à la veille de sa mort, le jeudi 25 juin.

Mardi matin, à l'issue d'un service privé au cimetière de Forest Lawn dans les collines de Hollywood, le cercueil doré recouvert de fleurs rouges a été transporté et placé devant la scène. Ce fut une commémoration vibrante en musiques et en paroles, un show conçu par le promoteur des concerts AEG Live comme une réhabilitation de l'artiste. 11 000 personnes étaient dans la salle, constituée d'invités de marque et de fans qui avaient gagné leurs billets et leurs bracelets à la loterie. Mais on parle déjà d'un des événements les plus regardés, à la télévision et sur Internet.


"Je veux que ses trois enfants le sachent : votre papa n'avait rien de bizarre", a affirmé le révérend Al Sharpton dans un sermon passionné destiné à défendre la mémoire de Michael Jackson, et à rattacher l'homme, qui avait blanchi sa peau, à une culture noire. Depuis la mort du chanteur, le leader noir s'est plaint de la couverture des médias, "qui n'ont pas traité Frank Sinatra ou Elvis Presley ainsi".

Car on a reparlé des comportements étranges de la star, ses chirurgies esthétiques, le blanchiment de sa peau, les faux mariages, les enfants blancs, les mères porteuses, les accusations de pédophilie, et son abus de médicaments. Mais mardi au Staples Center, écrit le critique de télévision du Los Angeles Times, ce n'était qu'"affirmation et déni".

La députée démocrate du Texas, Sheila Lee Jackson, a même répondu, mais sans le nommer, aux propos de Peter King, député républicain de l'Etat de New York qui avait traité le chanteur de "pervers", et affirmé que "les gens sont innocents jusqu'à preuve du contraire". Bernice King, la fille du pasteur Martin Luther King, venue avec son frère Martin Luther King III, a parlé d'"accusations" et de "persécutions".

"IL A OUVERT TANT DE PORTES POUR LES AFRO-AMÉRICAINS"

Smokey Robinson, une vedette de Motown, avait ouvert la cérémonie en lisant un message de Diana Ross et de Nelson Mandela. Puis Mariah Carey a entonné avec une émotion contenue un des grands tubes de Jackson, "I'll Be There". Se sont succédé principalement des vedettes et des orateurs de la communauté afro-américaine, Lionel Richie (co-auteur de "We Are the World"), Stevie Wonder, Usher interprétant "Gone Too Soon" et fondant en larmes, Jermaine Jackson chantant "Smile", une chanson composée par Charlie Chaplin.

Pour Berry Gordy, "il est monté en orbite et n'est plus redescendu", mais le fondateur de Motown a quand même évoqué "les moments tristes et les décisions discutables".

La rappeuse Queen Latifah a lu quelques vers de la poétesse Maya Angelou. Magic Johnson, aux côtés de Kobe Bryant, a affirmé : "Il a ouvert tant de portes pour les Afro-Américains."

Dans un des moments les plus poignants, l'actrice et chanteuse Jennifer Hudson a interprété "Will You Be There", une chanson de l'album Dangerous forte comme un gospel et dans la mise en scène répétée par Jackson pour les concerts à venir (même lieu, même chorégraphie, mêmes danseurs et la voix off du chanteur qui dit : "In my violence/In my turbulence/In my anguish/ In my pains…").

L'émotion est aussi venue de l'actrice Brooke Shields, qui a humanisé Jackson en parlant de leur amitié, de leur complicité d'enfants stars (elle, à 11 mois, lui à 5 ans) et de leurs rires, et elle a lu un extrait du Petit Prince de Saint-Exupéry.

A la fin de la cérémonie, Paris, la fille de Michael Jackson, dont on voyait le visage pour la première fois, s'est effondrée en larmes en disant que son "daddy était le meilleur père au monde".

SÉCURITÉ DRACONIENNE

La cérémonie était retransmise partout dans la ville, dans les cafés, dans certains cinémas de quartier, et dans la plus ancienne église noire de Los Angeles, la First AME Church, où les gens se sont levés en entendant "We Are the World". Chacun pleurait son Michael – le petit môme au nez épaté de la chanson ABC, le jeune homme encore noir mais avec un nez plus fin à l'époque de "Bad", et enfin la figure pâle dont l'ossature mimait un squelette. Celui qui voulait ressembler à une femme noire, Diana Ross, ou peut-être même à une femme blanche, Elizabeth Taylor, sa grande amie.


Malgré les craintes, pas d'incidents notoires à l'intérieur et pas de mouvements de foule à l'extérieur de la salle. La police de Los Angeles avait mobilisé un tiers de ses effectifs et assuré une sécurité draconienne dans le centre-ville, vidant complètement les rues quand le fourgon mortuaire amenant la dépouille mortelle du chanteur est arrivé. On soulève maintenant la question du coût de cette sécurité, et la municipalité de Los Angeles pourrait faire appel à des donations privées pour couvrir les frais.


Après la commémoration au Staples Center, la famille s'est rendue à une réception privée dans un grand hôtel de Beverly Hills. Mais mardi soir, on ignorait toujours quand et où auront lieu les funérailles. Une éventualité serait le cimetière de Forest Lawn, situé entre les studios Universal et les studios Disney, et où sont enterrés des célébrités comme Buster Keaton, Fritz Lang, Rod Steiger, Tex Avery…

Ce cimetière d'un genre différent, un grand parc vert qui se veut un "memorial park", est dédié à la préservation de l'histoire américaine, avec une fresque mosaïque historique, Birth of Liberty. La famille de Michael Jackson a également exprimé le souhait de l'enterrer dans son ranch de Neverland, près de Santa Barbara.


Et l'enquête sur les circonstances exactes de la mort du chanteur se poursuit. Les résultats des deux autopsies ne sont pas encore connus. L'organisme fédéral de régulation de l'alimentation et des médicaments, la Food and Drug Administration, et le ministère de la justice de Californie ont annoncé qu'ils se joignaient à l'enquête de la police de Los Angeles.

Une grande quantité de médicaments auraient été saisis à l'intérieur de la résidence louée par le chanteur dans le quartier de Holmby Hills, en particulier un anesthésiant puissant, le Diprivan, dont les enquêteurs cherchent à connaître la provenance. D'après le quotidien californien Los Angeles Times, l'attention se concentre sur cinq médecins, et trois perquisitions ont déjà eu lieu.


Claudine Mulard
Source:Le Monde.fr


Vidéo du clip "Black or White" de Micheal Jackson.Un chef d'oeuvre qui démontre tout le talent de cet artiste hors du commun.RIP Micheal-Africaguinee.com...



  Rubrique: International  date: 08-Jul-2009 à 09:38:35  Partager:   :

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