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La Guinée-Bissau élit son président après une vague d'assassinats
[IMG1]Les Bissau-Guinéens votaient dimanche pour élire un nouveau président de la République dans un climat de tension marqué par une série d'assassinats dont celui du chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira tué début mars par des militaires dans ce pays instable d'Afrique de l'Ouest.
A Bissau, la capitale, les opérations de vote ont débuté peu après 07H00 (GMT et locale), heure d'ouverture des quelque 2.700 bureaux de vote pour près de 600.000 électeurs de ce petit pays de 1,3 million d'habitants, a constaté un correspondant de l'AFP. Les bureaux de vote fermeront vers 17H00.
Aucun n'incident n'a été signalé dans le pays en milieu de matinée.
Trois favoris, tous d'anciens chefs d'Etat, se détachent parmi les onze candidats en lice pour ce scrutin censé apporter la stabilité.
Il s'agit de Malam Bacaï Sanha (1999-2000) du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, majoritaire à l'Assemblée nationale), Kumba Yala (2000-2003) du Parti de la rénovation sociale (PRS), et Henrique Rosa (2003-2005), un indépendant.
Le vote a commencé et tout se passe normalement", a déclaré le président d'un bureau de vote du quartier "Septembre", au centre de la capitale de cette ex-colonie portugaise.
Devant une urne transparente supportée par un tabouret en bois, une file d'électeurs attendaient face à un bâtiment, l'ancien siège d'une équipe de football.
Des membres du bureau de vote, dont certains étaient assis sur des briques cassées, surveillaient le déroulement des opérations, en plein air, avant qu'une fine pluie ne les oblige à se déplacer à l'intérieur.
"Je pense que ce vote va nous apporter du bonheur. Il n'y pas de tranquillité dans ce pays et c'est difficile d'y travailler. Depuis plusieurs mois, nous n'avons pas eu nos salaires", a déclaré un fonctionnaire de 50 ans, Maurice Fernandez.
Dans le centre de vote d'à côté, les opérations électorales se déroulaient également en plein air mais avec peu d'affluence.
"Ce sont 291 électeurs qui sont inscrits sur les listes et 79 ont voté. C'est dimanche et certaines personnes vont à l'église avant de voter", expliquait à la mi-journée le président du bureau de vote, Ancoual Lopes.
Le vote est à bulletin unique. Sur le document figurent les photos de treize candidats dont celles de Baciro Dabo, ex-ministre de l'Administration territoriale, tué le 5 juin par des militaires, et de Me Pedro Infanda, un indépendant qui s'est retiré de la course après ce meurtre.
L'ex-ministre de la Défense, Helder Proença, avait aussi été assassiné le 5 juin, le même jour que M. Dabo, par des militaires qui les soupçonnaient de préparer un coup d'Etat.
Début mars, le président Vieira avait été sauvagement tué par des militaires, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major de l'armée, le général Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe à Bissau.
A "Bairo militaro", un quartier situé sur la route de l'aéroport, Oumar Soumaré attend parmi une file d'électeurs debout sous un manguier, devant un bureau de vote installé sous une véranda.
"Je vote et j'espère qu'il n'y aura plus la guerre", dit ce boulanger d'une trentaine d'années.
"Je pense qu'avec ce vote, on aura la paix, la stabilité et l'union de tous les (Bissau-)Guinéens", renchérit une femme d'une cinquantaine d'années, Moussoukouta Sagna.
Près de 150 observateurs ont été déployés pour superviser le scrutin et près de 3.600 policiers, gendarmes et militaires doivent assurer la sécurité du vote dans ce pays pauvre devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amérique latine vers l'Europe selon l'ONU.
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 28-Jun-2009 à 14:48:16  Partager:   :  |
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