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Position du président Dadis sur la transition: réaction mitigée des leaders politiques...


[IMG1]Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG : « Je suis heureux de constater qu’on rentre dans une dynamique de véritable dialogue qui a vraiment manqué et qui a provoqué beaucoup de retard dans la mise en œuvre du chronogramme qu’on avait élaboré. Avec l’instauration d’un dialogue franc et direct, je pense qu’on va pouvoir faire avancer les choses. »



[IMG2]Lansana Kouyaté, Pdt du PEDN : « Je vois vraiment que nous avons presque une totale convergence vers la nécessité du dialogue et les positions ne sont plus figées. Cela signifie que la position de mon parti exprimée à l'aube même de ces débats est en train de gagner."



[IMG3]Jean Marie Doré, secrétaire général de l’UPG : « Je suis animé par un sentiment d’espérance qu’il faut meubler rapidement de faits concrets pour que la Guinée gagne. Si on se contente d’avoir dit cela puis on croise les bras, ça ne sert à rien. Je pense qu’on a levé beaucoup de voiles. Comme dit l’adage, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Si le chef de l’État nous a donné le sentiment qu’il a compris la valeur du dialogue, c’est à nous d’entamer les actions positives pour que le dialogue ne chôme plus jamais. Par le dialogue, nous n’aurions même pas besoin de venir ici. On n’aurait réglé les problèmes en un quart d’heure. Parce que pour organiser les élections, il faut tenir compte d’un certain nombre de réalités. Si on a une moyenne bonne, on fait les élections. Sinon dans l’intérêt même des partis, ces réalités ne sont pas analysées en elles mêmes et levées quand elles constituent des obstacles, nous allons à des élections bâclées et on ne verra pas pour qui le peuple a exactement voté. Donc, c’est très important que le chef de l’État accepte de recevoir les acteurs politiques dans un esprit d’ouverture de responsabilité. »



[IMG4]Sidya Touré, président de l’UFR : « Nous avons eu une bonne rencontre. Je crois que cela va nous permettre de mieux expliquer un certain nombre de choses. Le président a offert la possibilité aux uns et aux autres de faire de nouvelles propositions. Nous allons y penser. Je crois que l’idée même de dialogue constant a été retenue. C’est une bonne chose. Cela permet de nous parler d’une voix quand les bailleurs de fonds vont venir en Guinée. »


Mouctar Diallo, président/NFD : « Ce sont des sentiments de déception liés au fait que le capitaine Moussa Dadis Camara a prouvé aujourd’hui au grand jour qu’il ne veut pas organiser des élections en 2009. Je dirais d’ailleurs qu’il ne veut pas quitter le pouvoir. Depuis son discours programme, il a donné des signaux en parlant de méga projets. Il n’a parlé ni de la transition ni d’élection.

Il y a des mouvements de soutien, des mamayas, des manifestations et des mobilisations. Il refuse de donner des moyens à la CENI. Il y a aussi le fait qu’il n’ait pas mis en place le Conseil National de Transition (CNT) après 5 mois. Il y a également le fait qu’il a fait jurer les militaires pour une allégeance à sa personne. Bien d’autres éléments constituent des indices concrets, des vérités évidentes depuis le début. L’ambassadeur d’Allemagne a été très intelligent en posant une question très subtile. En disant, Monsieur le président vous ne vous engagez que par rapport à 2009. Et 2010 ? Au lieu de répondre à cette question importante, il s’est emporté malheureusement contre la communauté internationale. Donc, ça prouve vraiment aussi que nous n’avons pas des leaders politiques soucieux en face, qui soient capables de se mettre au-dessus de certaines considérations liées à des intérêts individuels égoïstes. Des intérêts liés à des positionnements auprès du CNDD. »



[IMG5]François Lounsény Fall, président de FUDEC : « Je pense que les problèmes ont été posés en des termes très clairs par le porte parole des Forces Vives et je pense que le président nous a donnés une bonne réponse. Nous attendons de voir comment le dialogue politique va s’instaurer entre les Forces Vives et le CNDD. »


Mamadou Diawara, président du PTS : « C’est une nouvelle dynamique qui s’enclenche. On va suivre le processus et nous irons jusqu’au bout. C’est au cours du dialogue qu’on verra la bonne ou la mauvaise fois des uns et des autres. Reporter les élections d’un an, je crois que ce n’est pas grave. On est à six mois de la date prévue. Si on décale encore de six supplémentaires, je crois que c’est encore mieux. »



[IMG6]Bah Ousmane, président de l’UPR : « Je pense que cette rencontre a été fructueuse. Dans la mesure où il s’est instauré un début de dialogue entre le président du CNDD et la classe politique. Nous avons eu un porte parole qui a traduit nos vues sur les questions que le président a évoquées. Nous avons obtenu du président que le dialogue soit direct et franc avec lui. De ce point de vue, je pense que c’est une bonne chose. »



Propos recueillis par Amara Moro Camara
Source:Groupe de presse L'indépendant/Démocrate

  Rubrique: A vous la parole  date: 12-Jun-2009 ŕ 10:25:57  Partager:   :

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