[IMG1]Une conférence débat s’est tenue vendredi au Palais des nations à Genève sur les droits de la femme, en marge de la 11 ème session du conseil des droits de l’Homme. Organisée par l’ONG Interfaith international ,cette conférence débat a mis l’accent sur les progrès et expériences obtenus dans le cadre de la promotion des droits de la femme à travers le monde.
D’entrée de jeu, Biro Diawara de l’ONG Interfaith international, a rappelé les progrès réalisés au niveau des Nations unies dans le cadre de l’émancipation de la femme. Il a souligné la place prépondérante occupée par les femmes pour la promotion des droits humains et la consolidation des droits de la femme dans certains pays comme le Maroc où un nouveau code de la famille a été adopté.
Ensuite ,Madame Anissa Khazzani, coordinatrice chargée des droits de l’homme au ministère marocain de la justice, a évoqué les progrès réalisés dans son pays en faveur de l’émancipation de la femme. Selon Madame Khazzani, des progrès institutionnels et plusieurs réformes ont été enregistrés dans le royaume chérifien. Mme Khazzani a indiqué, que le Royaume a procédé, dans le cadre du renforcement du processus démocratique de la lutte contre les inégalités entre les sexes et les discriminations basées sur le genre, à l'élaboration d'une stratégie nationale pour l'équité et l'égalité entre les sexes et à une stratégie nationale de lutte contre la violence fondées sur le genre avec des plans d'action opérationnels. Elle a rappelé que la réforme du code de la famille est une véritable « révolution » au Maroc avec l’instauration du principe de réciprocité entre les conjoints et l’abolition de la répudiation dans le code de la famille.
Madame Jesusa Ona de l’agence de conseil Genre, diversité et égalité a pour sa part rappelé l’importance de l’étude du genre dans les sociétés. Rappelant son expérience personnelle, M.Ona a insisté sur la nécessité d’éduquer les jeunes filles pour garantir un avenir meilleur à ces futures mamans dans l’éducation de leurs enfants. Elle a par ailleurs souligné l’engagement de son agence dans la lutte contre les mutilations génitales féminines notamment l’excision dans les pays du Sud.
Mme Saadani Maoulainine, ancienne déportée du Polisario à Cuba a dénoncé les souffrances des femmes sahraouies détenues dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien. Mme Maoulainine a indiqué que ces femmes sont privées de tout et la mortalité est très élevée à cause des mauvaises conditions de vie dans ces camps contrôlés par le Polisario. « Les femmes exercent des travaux pénibles dans ces camps où la température avoisine les 50° le jour et 0° la nuit. Beaucoup d’entre elles sont mortes à cause de la malnutrition et lors des accouchements. Les femmes ne peuvent pas faire recours à la justice dans ces camps », a-t-elle déplorée. Elle a par ailleurs invité la communauté internationale à intervenir pour aider ces femmes sahraouies détenues à Tindouf, à retrouver leurs familles qui vivent actuellement dans les provinces du sud, au Maroc. « Il faut nous aider pour que nos sœurs, non mamans, puissent retrouver leurs familles et espérer un avenir meilleur » , a ajouté Mme Maoulainine.
Abadila Semlali, de l'Internationale démocratique du centre, a pour sa part rappelé l’importance de la femme dans la société sahraouie. « Chez nous, quand une femme te dit de sauter dans un puits, tu dois t’inquiéter si le puits est profond », a rappelé M.Semlali citant ce proverbe sahraoui. Il a souligné les progrès réalisés par la femme dans les provinces du Sud du Maroc où elle occupe, a-t-il dit, la place qui est la sienne au sein d'une société moderne.
A noter que cette conférence débat a été parrainée par l'Internationale démocratique du centre (IDC) et l'Union de l'action féminine (Uaf). Elle a été animée par Dr. Charles Graves, secrétaire général d'Interfaith International.
Ismael Barry
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: International  date: 08-Jun-2009 ŕ 11:58:53  Partager:   :  |