Detail de la News

Situation tendue à Gaoual: Les autorités locales abusent sur les populations...


[IMG1] Dans la préfecture de Gaoual, les arrestations et la chasse à l’homme contre les responsables et militants de l’opposition font rage et gagnent tous les villages et hameaux de cette région, citée des plus enclavées du pays.

Tenez, Ibrahima Sory Camara et Oumar Bella Diallo de la Fédération UPR de Gaoual sont arrêtés le lundi 4 mars, le premier à Kakoni à 75 km du centre et le second à « 5 kilo », village périphérique de la préfecture. Ces arrestations, selon de nombreuses sources tout comme les incendies des cases sont l’œuvre de Mme le maire Hadja Boinké Doumbouya, du Secrétaire général des collectivités Wassiou Bah, du Préfet Bakary Kéïta entre autres. Au centre tout comme dans les villages, les familles sont régulièrement perquisitionnées, des personnes arrêtées et des biens emportés, selon de sources concordantes. Et cela, en défiant royalement la règle d’or des accords signés entre les différents partenaires.

A Koumbia, c’est encore le pire, nous apprend-t-on. Les femmes sont particulièrement visées. Elles sont arrêtées, battues et humiliées par les forces de l’ordre sous l’œil accusateur des autorités locales. Dans la Sous-préfecture de Foulamory qui fait frontière avec la Guinée Bissau , la chasse à l’homme dans les milieux des éleveurs est particulièrement violente. A Wendou MBour à l’Ouest de Gaoual centre, à la limite avec la Préfecture de Boké, c’est le règne du vide. Les hommes ont fuit leur ménage pour ce qui ne sont pas arrêtés et déportés dans des camps militaires.

Du côté des populations, elles ont constitué un comité de victimes qui compte taper à toutes les portes des âmes sensibles pour les venir en aide. D’abord pour stopper cette violence quotidienne et solliciter un apport humanitaire. Avec 96 cases incendiées et tout le contenu calciné par les forces de l’ordre pendant l’état de siège, le quartier Hafia affiche un visage poignant et pétrifiant. Ces habitants sont sans abris et sans vivres.

Dans ce lot de malheureux, figurent des plus démunis. Les cases de certains handicapés comme Kamaraké n’ont pas échappé à la catastrophe. Ce vieux aveugle et chef de famille, devenu plus pauvre à jamais compte sur les bonnes volontés.
Déjà par l’intermédiaire de Hadja Djiwo Gallé Diallo, elle-même victime, ils ont parachuté une correspondance à la bourse du travail pour demander secours et assistance.

Abdallah Baldé
Source:l'Observateur
Africaguinee.com



  Rubrique: Politique  date: 09-Mar-2007 à 21:07:30  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S