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Nord ivoirien: les ex-rebelles passent officiellement le relais aux préfets
[IMG1]Les chefs de l'ex-rébellion de Côte d'Ivoire, les fameux "com-zones" qui contrôlent le nord du pays depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002, ont remis mardi leur pouvoir aux préfets, lors d'une cérémonie dans leur fief de Bouaké.
Longtemps attendu, ce transfert de pouvoir, l'une des étapes sur le chemin de l'élection présidentielle fixée au 29 novembre, participe de la réunification ivoirienne prévue par l'accord de paix signé en 2007 à Ouagadougou et complété fin 2008.
Présidée par Guillaume Soro, chef des anciens rebelles des Forces nouvelles (FN) devenu Premier ministre dans le cadre du processus de paix, la cérémonie a connu son temps fort lors de la signature du document de passation de charges.
"Les missions civiles d'administration du territoire sont, à compter de la signature du présent acte, exercées exclusivement par les autorités préfectorales", est-il stipulé.
Les "missions de sécurité" sont désormais "exercées" par le Centre de commandement intégré (CCI, état-major mixte loyaliste et FN), est-il précisé dans le texte paraphé par le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major de l'ex-rébellion, et le directeur général de l'administration territoriale Gaspard Sehi.
"S'agissant du maintien ou du rétablissement de l'ordre", les préfets "ont recours au CCI", est-il ajouté dans le document que les différentes autorités se sont solennellement passé de main en main, devant plus d'un millier de personnes.
Ce passage de relais était censé intervenir avant le 15 janvier, mais avait été reporté début mars, puis la semaine dernière, sur fond de tensions entre le camp du président Laurent Gbagbo et les FN.
Plus que le retour à "l'unicité des caisses de l'Etat", encore très partiel, le sort des "com-zones" a en effet cristallisé le débat sur la réunification.
Devenus des symboles, les commandants des dix zones FN, dont certains ont accédé à une grande notoriété -comme Chérif Ousmane, "com-zone" de Bouaké, ou Fofié Kouakou, visé par des sanctions de l'ONU- étaient accusés par leurs ennemis de se comporter en "potentats" jaloux de leurs "privilèges".
Mardi à la préfecture de Bouaké, récemment réhabilitée, le ton était cependant à l'apaisement.
Cet événement "consacre la volonté" des deux camps "d'achever la réunification et d'aller jusqu'au terme du processus de sortie de crise", a affirmé le Premier ministre.
Le "retour de l'Etat" ne sera pas "l'expression de la victoire d'un groupe d'Ivoiriens" sur un autre, a renchéri le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, considéré comme un proche du président Gbagbo.
"Cette cérémonie n'est pas l'humiliation des +com-zones+", a insisté de son côté le porte-parole des FN, Sidiki Konaté.
A la question sensible de l'avenir de ces commandants, souvent soupçonnés de ne pas vouloir céder la place, les Forces nouvelles n'ont pas encore apporté de réponse.
Ce sera chose faite lors du futur regroupement des combattants ex-rebelles dans des casernes, a toutefois promis M. Konaté, réfutant tout "démantèlement systématique" de l'appareil sécuritaire des FN.
Les brigades du Centre de commandement intégré, désormais chargées de la sécurité, ont commencé à être déployées début mai.
Seules quelques centaines d'éléments loyalistes et FN ont pour l'instant été mobilisés, sur 8.000 prévus à terme.
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 27-May-2009 ŕ 10:38:13  Partager:   :  |
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