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Pascal Feindouno, capitaine du Syli national:"On fera tout pour gagner contre la Côte d'Ivoire"(Vidé
[IMG1]A quelques jours du match capital contre la Côte d'Ivoire le 6 juin prochain à Conakry, le capitaine du Syli national, Pascal Feindouno monte au créneau.Pour ce match de la revanche,l'international guinéen qui évolue au Qatar ne désarme pas et se dit optimiste pour défendre les couleurs de son pays.Dans cette interview, Feindouno passe en revue, son séjour au Qatar, sa vision de l'équipe guinéenne et son objectif:particpier à la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud.Entretien!
Comment se passe votre séjour à Al Saad ?
Pascal FEINDOUNO : ça se passe très bien ici. L’adaptation a été assez facile car, j’ai été très bien accueilli. Ici c’est comme à la maison. C’est cool.
Est-il difficile de s’adapter au football et à la vie courante dans ce pays ?
Non, ici c est comme dans les autres pays. Au niveau de l’adaptation c est sûr au début tu as un peu de mal, mais au fur a mesure du temps ça va. Le fait que ma famille soit arrivée ici avec moi ça m’aide beaucoup. En plus il y a un très bon climat.
Et financièrement tout se passe bien pour vous…
Oui ça se passe très bien. Je ne vais pas rentrer dans les détails, ni donner des chiffres, mais ici il y a le pétrole, donc ça va.
N’avez-vous pas des regrets du fait d’être parti au Qatar, au lieu de continuer à évoluer en France ou ailleurs en Europe ?
Non je n’ai pas de regret. Dans le football ça peut aller très vite, dans un sens comme dans l’autre. Si je suis venu ici c’est pour gagner en expérience, découvrir un autre championnat. C’est un autre défi après avoir passé 11 ans en France. Au début Saint Etienne ne voulait pas me lâcher pour certains clubs qui venaient me voir. Là il y a eu l’opportunité Al Saad, je l’ai saisie.
Est-ce que vous avez envie de revenir le plus rapidement possible en Europe pour retrouver le haut niveau ?
Ca c’est à voir, mais pour le moment je me sens très bien ici. On verra cela plus tard.
Ne pensez-vous pas aussi que partir au Qatar, c’est presque prendre le risque d’être oublié ?
Non le football reste le football, qu’importe ou tu joues, il y a quelqu’un qui te regarde, il y a des recruteurs.
Dans le cadre des éliminatoires combinées CAN-Mondial 2010, le Syli national a été lourdement battu par le Burkina Faso. Quels enseignements avez-vous tiré de ce match de Ouagadougou ?
Déjà , dans un premier temps, je ne comprends pas que lorsqu’on joue un match en Afrique, la préparation se fasse en Europe. Ce n’est pas le même climat, en Europe il fait froid alors qu’au Burkina il faisait 50 degrés. En partant que deux jours avant en Afrique on n’a pas le temps de s’adapter. Qui plus est, la plupart des joueurs de la sélection évoluent en Europe. On a pas réussi à s’adapter et déjà à la fin de la première mi-temps on était fatigué. Il faut changer cela, c’est important. Il faut être là bas une semaine à l’avance. Je ne comprends pas qu’il faille toujours que nous nous préparions en Europe. En plus, il y a des soucis au niveau des hôtels, nous les joueurs sommes obligés de payer. On est patriote. Sacrifier 1500 dollars pour le pays ce n’est pas un problème, on ne joue pas pour l’argent, on est tous des professionnels. Mais c’est pourtant bien eux qui proposent de primes mais ne les paient pas.
Une compil du Maestro du Syli de Guinée sous les couleurs de l'AS-Saint-Etienne...Africaguinee.com
Pour se relancer dans la course à la qualification, le Syli national est dans l’obligation de remporter les trois points de la victoire face à la Côte d’Ivoire à Conakry. Quel regard portez-vous sur ce match ?
Le match contre la Côte d Ivoire, je sais que ça va être un match très dur. C’est une grosse cylindrée. A la CAN 2008 au Ghana, ils étaient au dessus. Nous avions des joueurs en moins, j’étais suspendu, mais ce n’est pas la seule raison. En Guinée, on fera tout pour gagner ce match. C’est une revanche, donc on prépare ça avec attention. On respecte l’adversaire, mais sur le terrain c’est plus pareil. Sur le papier ils sont plus forts, mais la réalité du terrain peut être tout autre. Je l’espère.
Le lourd score de 0-5 encaissé par la Guinée lors de la CAN 2008 au Ghana ne risque-t-il pas de peser lourd dans les esprits ?
C’est sûr, parce qu on y pense toujours. C’était un score lourd. Là on joue chez nous, on fera tout pour les bloquer et gagner le match. C’est très important. On se verra à la CAN et à la coupe du monde. Dans tous les cas nous serons très contents si l’on gagne.
Etes-vous optimiste pour la qualification de la Guinée tant pour la Coupe d’Afrique que pour le Mondial 2010 ?
C’est sûr. Quand tu vas à la guerre tu te dis pas que tu vas perdre. Dans nos têtes c’est ça. Ça passe ou ça casse.
Le sélectionneur Robert Nouzaret a dénoncé l’indiscipline caractérisée des joueurs guinéens lors d’une conférence de presse. Qu’est-ce que cela vous inspire comme réaction ?
Moi je n’ai pas ressenti ça comme ça. A sa place je ne parlerai pas comme ça. Un sélectionneur doit défendre ses joueurs, quoi qu’il arrive.
A propos, Nouzaret n’exclut pas l’idée de renvoyer tous les mauvais élèves, même s’il s’agit de pièces maîtresses de l’équipe. Pensez-vous que c’est la solution qui s’impose ?
Moi je ne pense pas que ce soit la solution. Tu ne peux pas renvoyer les joueurs comme ça. Si j’étais sélectionneur, je ne pourrais renvoyer un joueur qui fait bien son travail. S’il me fait gagner le match, c’est l’essentiel. Il ne faut pas être orgueilleux. On cherche tous la même chose: gagner.
Nouzaret est très critiqué depuis la défaite face au Burkina Faso et les autorités footballistiques du pays souhaitent tout simplement son départ et son remplacement par Titi Camara. En tant que capitaine, que pouvez-vous dire à propos ?
Peut être que s’ ils disent cela, ils ont leur raison, mais en tant que capitaine, je ne peux pas répondre. Moi, mon travail c’est le terrain, quelque soit le sélectionneur. Je suis joueur de football, je ne choisis pas. Que ce soit Titi ou quiconque, je serai là . Ce n’est pas parce que j ai joué avec cette personne qu il ne peut pas m’entraîner. Je dois respecter l’entraîneur.
Aujourd’hui, à Conakry, dans le cadre de l’appui et de l’aide au football guinéen, votre manager Amadou Diaby est souvent, incompréhension ou mauvaise intention, attaqué par certaines personnes bien identifiées et connues de tous. Qu’en dites vous ?
Je ne veux pas être méchant, mais je connais Amadou DIABY depuis longtemps. Il s’investit énormément pour le foot guinéen, il aide les jeunes, il fait tout pour eux. Il organise le tournoi de détection, c est très important. Aujourd’hui, ses jeunes détectés lors de l’événement, envoient de l’argent à leurs parents, chaque enfant envoie 600 euros par mois à leur famille, ce n’est pas rien. Avant, personne n’avait pensé organiser une semaine de détection comme il le fait. Il fait la fierté de notre pays. Autre exemple, le match amical entre Saint Etienne et le Sily. Sans lui le match n’aurait pas pu être organisé. Avec moi il aurait pu prendre l’argent c est tout, mais non car, lui il aime son pays et veut l’aider. C est un patriote. Lorsque le match amical contre le Mali n’a pas pu avoir lieu, c’est grâce aux contacts qu il a donnés a Mr Nouzaret que le match a pu avoir lieu. Il fait vraiment beaucoup pour le football guinéen. Aujourd’hui, il y a beaucoup de recruteurs qui viennent en Guinée. On peut ne pas aimer l’homme, mais on doit aimer ce qu’il fait pour le pays. Il n’est ni membre du gouvernement, ni de la fédération et ne souhaite pas le devenir. Il n’a pas besoin de cela. Et il ne peut pas influencer les gens qui ont l’expérience du pays, qui connaissent la vérité. Grâce à lui je suis très heureux ici au Qatar. Moi je joue au foot, lui gère mon image, ma carrière.
Quelles sont vos impressions à propos du nouveau Chef de l'état Mr Dadis Camara ?
Je vois un homme engagé, je le vois ici à la télé. C’est un homme qui veut changer beaucoup de choses dans le pays. Nous les jeunes, les joueurs, nous avons le devoir de le soutenir. Il aide beaucoup le football et la jeunesse. On ne peut qu’adhérer aux bonnes choses. Ce que je veux c’est la paix dans mon pays et que l’on se développe. J’ai du plaisir quand je l’écoute parler. On sent que ce qu’il dit est sérieux. De plus, il soutient le projet du centre de formation et est très à l’écoute des personnes que lui présente Amadou DIABY.
Interview réalisée par Emeline BOURE
Africaguinee.com
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  Rubrique: Interview  date: 19-May-2009 ŕ 10:09:56  Partager:   :  |
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