[IMG1] Les artistes et musiciens guinéens (Ibro Diabaté sur la photo)sont en colère contre le bureau guinéen des droits d'auteurs(BGDA)dirigé par Riad Chaloub. Leurs droits d’auteurs d'un montant de 119 630.000 GNF sont tombés en décembre 2006 dans le compte bancaire du bureau guinéen du droit d’auteur situé au palais du peuple à Conakry.
Rappelons que les opérations de repartions ont démarré le 5 février dernier. Une équipe du BGDA s’est rendue à cet effet dans les sept régions administratives du pays pour la remise des enveloppes aux ayants droits. Seulement, certains artistes ont déclaré n’avoir rien eu. Interpellé sur la question le BGDA décline toute responsabilité.
En effet, la subvention accordée au bureau guinéen du droit d’auteur au titre du paiement des droits des artistes, auteurs, compositeurs etc. exercice 2006 a été considérablement grignotée par le gouvernement. A cause dit-on, d’une prétendue situation budgétaire difficile.
Ainsi, au lieu de débloquer 371.000.000 GNF comme prévue dans la Loi des finances initiales pour payer les droits d’auteurs des artistes guinéens et étrangers, le BGDA s’est vu jeté dans la figure seulement 119.630.000 GNF. Soit une réduction de 67.75%. Alors que le montant de 400 millions versé en 2005 a suscité une augmentation du nombre d’auteurs.
Qu’à cela ne tienne, les pauvres artistes prennent bon an mal an leur mal en patience. Seulement voilà , quelques jours seulement après le lancement de la répartition des droits d’auteur 2006, certains artistes qui ont requis l’anonymat ont confié n’avoir rien eu.
D’autres disent être lésés. « Pourtant, nous aussi nos œuvres passent à la télévision et à la radio », se défendent t-ils. Ils vont jusqu’à accuser le bureau guinéen du droit d’auteur de détourner leur part du gâteau. Sauf qu’au bureau guinéen du droit d’auteur, le directeur général se dit désolé.
Et décline toute responsabilité quant à cette situation. Sur la base des documents, Riad Chaloub soutient qu’il reparti les dits montants en fonction des relevées des œuvres diffusées par la radiodiffusion télévision qui lui ont été fournis par les responsables de la RTG. A cela, il souligne l’aspect durée de chaque titre diffusé.
Ces critères sont, selon Riad Chaloub, obéissent aux règles de répartition établies par la confédération internationale des sociétés et auteurs compositeurs (CISAC) et sont en adéquation avec les textes en vigueur en Guinée.
Par ailleurs, il faut rappeler que 20% (230.926.100) de ce montant de 119.630.000GNF sont retenues pour les frais de gestion du BGDA. Soit un montant net de 95.704.400 GNF à repartir. Dont 77614958 GNF pour les 1674 auteurs guinéens et 18088132 pour les auteurs étrangers.
Ismaël Camara
Source:Le diplomate
Africaguinee.com
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  Rubrique: Culture  date: 03-Mar-2007 ŕ 13:19:16  Partager:   :  |