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La ministre Madame Kaba Rougui Barry:"je ne pense pas que le président Moussa Dadis Camara va renonc
[IMG1]Lors d'une visite officielle à Bamako, la ministre de l’Enseignement pré universitaire, technique, professionnel et de l’éducation civique, Mme Kaba Rougui Barry a décrit la situation politique en Guinée. L'ex maire de Matam a insisté sur le rôle des partis politques pour aider la junte militaire à assurer la transition paisible en Guinée.Au micro de nos confrères maliens,Madame Kaba Rougui Barry a expliqué la vision politique du capitaine Moussa Dadis Camara et son gouvernement pour la Guinée...
L’Indépendant : Mme la ministre, quelles sont les raisons de votre présence ici à Bamako ?
Mme Kaba Rougui Barry : Je suis à Bamako sur invitation de mon homologue, ministre de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales. Le but de ma visite est de savoir comment l’enseignement fonctionne au Mali. Aussi, voudrais-je comprendre le processus de l’appui technique de l’UNESCO en matière d’éducation. L’objectif visé est de redynamiser le système de l’éducation nationale en Guinée Conakry. Dans ce cadre, j’ai rencontré les deux ministres en charge de l’éducation (NDLR : Salikou Sanogo de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales ainsi que Mme Siby Ginette Bellegarde, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique), le directeur représentant du bureau de l’UNESCO au Mali, au Burkina Faso, en Guinée Conakry, au Niger et auprès de l’UEMOA, Juma Shavani. Aussi, j’ai eu l’insigne honneur d’être reçue par le président de la République, Amadou Toumani Touré, à qui j’ai transmis les salutations fraternelles du capitaine Moussa Dadis Camara.
Quel enseignement avez-vous tiré de ses rencontres ?
Les rencontres m’ont permis de mieux cerner la problématique de l’enseignement en République du Mali, nous avons fait des échanges d’informations concernant l’enseignement afin d’améliorer nos systèmes éducatifs soutenus par une vision pour la décennie et pour l’intelligentsia de l’éducation dans nos deux pays en particulier et en général en Afrique.
De l’éducation à la politique, il y a un pas que nous allons franchir. Ainsi, quel commentaire faites-vous sur la situation actuelle de votre pays, la Guinée ?
Aujourd’hui, la Guinée traverse une nouvelle phase de son existence. Dans son histoire, la République de Guinée a connu une expérience avec un premier chef de l’Etat durant 25 années (NDLR : Ahmed Sékou Touré), un second 25 ans avec un autre chef d’Etat (NDLR : Lassana Conté), ce qui fait les 50 ans de l’existence de notre pays. Malheureusement, malgré tout, la Guinée demeure un pays très pauvre, nous avons aujourd’hui un pied en avant vers la démocratie. Vous savez, la démocratie réelle, le peuple de Guinée ne l’a pas connue. Pire, si nous revenons dans le domaine de l’éducation, le constat est amer : la Guinée n’est pas compétitive dans la sous-région, à plus forte raison sur le plan international.
La nouvelle phase que traverse actuelle la Guinée a commencé le 23 décembre 2008 avec un nouveau chef de l’Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara qui se bat contre la corruption et la délinquance financière ainsi que le trafic de drogue. Avec son équipe, il cherche à améliorer les conditions de vie des populations, à assainir l’administration publique. Ce qui est à son honneur. Parole d’une citoyenne qui n’appartient pas à une formation politique.
Aujourd’hui, il y a un fait : l’interpellation publique et surtout télévisée de certains anciens dignitaires qui retient l’attention de l’opinion nationale guinéenne et internationale. Certains observateurs n’hésitent pas à qualifier cette interpellation de «tribunal populaire». Quel est votre impression là -dessus ?
L’Interpellation publique et télévisée de certains anciens dignitaires est loin d’être un «tribunal populaire», car il n’y a pas de jugement. Pour cela, il y a des professionnels assermentés. L’interpellation est une forme de dialogue social, une forme d’expression de vérité qui éclaire la lanterne du peuple guinéen et de l’opinion internationale.
Quel commentaire faites-vous de la menace du chef de l’Etat, le Capitaine Moussa Dadis Camara, de se présenter à la prochaine présidentielle si la classe politique ne le laisse pas travailler en paix ?
Connaissant le Capitaine Moussa Dadis Camara depuis seulement trois mois, connaissant sa franchise, son sens élevé du devoir, son patriotisme, je ne pense pas qu’il va renoncer à la tenue afin de briguer la magistrature suprême du pays. Il ne faudrait pas que l’on joue avec les termes en faisant des amalgames.
La réalité sur le terrain est qu’aujourd’hui, l’équipe du Capitaine Moussa Dadis Camara est en train de mener des efforts considérables pour assainir la vie publique guinéenne. Et c’est dommage que certains partis politiques choisissent ce même moment pour s’agiter pour rien. La démocratie veut bien que les partis politiques se prononcent sur toutes les questions d’intérêt public.
Cependant, ils doivent également respecter l’opinion nationale. Ainsi, il n’est un secret pour personne que cette opinion nationale est aujourd’hui avec le Capitaine Moussa Dadis Camara qui se bat contre la corruption et la délinquance financière, ainsi que le trafic de drogue.
Aujourd’hui, les partis politiques guinéens doivent reconnaître la qualité du travail du Capitaine Moussa Dadis Camara au lieu de s’ériger en donneurs de leçon. Ils devraient former une certaine solidarité autour de l’équipe du chef de l’Etat, le Capitaine Moussa Dadis Camara qui, en réalité, fait des efforts pour la reconstruction de la Guinée. Tout ce qu’il est en train de faire correspond à l’attente de la population guinéenne, notamment les jeunes. D’où leur grande mobilisation autour de lui partout où il va.
Que les partis politiques songent plutôt à l’intérêt national et non à l’intérêt individuel. Redorer le blason du pays doit être normalement la seule motivation de leur agissement et non la recherche du pouvoir pour d’autres fins.
Madame la ministre, il nous est revenu que vous avez des ambitions présidentielles. Vrai ou faux ?
(Sourire) C’est la population qui l’affirme. Mon cher journaliste, je vais vous dire une chose : ma préoccupation, c’est de pouvoir aider la population guinéenne à se battre contre la pauvreté.
Je suis dans ce combat depuis longtemps avec mon ONG Aide pour le développement durable (ADD). Aujourd’hui, j’ai la chance de continuer ce combat à travers le ministère de l’enseignement pré universitaire, car je gère l’éducation en elle-même, celle des jeunes qui auront la lourde tâche demain de s’occuper du développement de la Guinée.
Ma préoccupation, pour l’instant, est de dégager une politique de l’éducation durable pour le développement de la Guinée.
Propos recueillis par Alassane DIARRA
Source:L'indépendant
Africaguinee.com |
  Rubrique: Interview  date: 20-Apr-2009 ŕ 12:29:05  Partager:   :  |
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