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Conférence internationale sur les disparitions forcées dans les camps de Tindouf


[IMG1]Comment soutenir les personnes disparues dans les camps de Tindouf situés dans le sud-Ouest algérien ? C’est le sujet d’une conférence internationale qui s’est tenue au Palais des Nations Unies à Genève . Plusieurs victimes sahraouies ont témoigné de leurs souffrances dans ces camps de réfugiés contrôlés par le Front Polisario.

C’est d’abord l’ancien représentant du Polisario en Italie, M.Sidati El-Gallaoui qui a situé le contexte historique du conflit sur le Sahara. Il a rappelé les liens historiques qui unissent le royaume chérifien avec le Sahara. Selon cet ancien membre du Polisario, c’est après le départ des espagnols que le Polisario a changé de tactique pour réclamer désormais la création d’un Etat Sahraoui en profitant du contexte de la guerre froide et du soutien de l’Algérie.

Pour sa part, Madame Malika Kriti a témoigné avec beaucoup d’émotions la disparition de son père, détenu par le Polisario. Elle a fustigé cette séparation avec son père qui a causé beaucoup de souffrances psychologiques et physiques au sein de sa famille. « Chaque fois que je vois ma fille appelé son père, elle me rappelle le mien. J’ai été privée de l’affection paternelle par le Polisario. », témoigne Madame Kriti. Elle a invité la communauté internationale à l’aider à connaître le sort de son père comme beaucoup de familles saharouis victimes des séparations de leurs proches.

Le représentant de l’internationale démocratique du Centre, M.Abadilah Semlali, a de son côté , exhorté la presse et l’opinion publique internationale à se pencher sur le conflit du Sahara qui dure depuis trois décennies. Il a insisté sur le besoin de reconnaissance du peuple sahraoui qui continue de souffrir notamment les réfugiés détenus dans les camps de Tindouf par le Polisario.

Autre témoignage émouvant, celui de Madame Saadani Maoulainine, qui a rappelé ses souffrances suite à sa déportation par le Polisario à Cuba. Selon elle, des milliers d’enfants ont connu ce sort , avec des séparations déchirantes dans les familles sahraouies. « Mon sort ressemble à celui des milliers de familles sahraouies. Le Polisario nous déporté à Cuba en nous promettant de meilleures études, alors que tout était instrumentalisé. Nous avons été privés de nos familles », a déplorée M.Maoulainine. Elle a invité la communauté internationale à aider les sahraouis à se débarrasser de ces camps de réfugiés notamment à Tindouf.

De son côté, M.Abdellah Lamani, un ancien détenu du Polisario a expliqué les souffrances de plusieurs marocains sahraouis actuellement détenus par le Polisario. « Je suis civil, j’ai été kidnappé pendant 23 ans par le Polisario avec d’autres civils. Nous avons connus des souffrances physiques et psychologiques à cause du Polisario. Dans les camps de Tindouf, on nous obligeait à faire des travaux forcés, on nous harcelait quotidiennement et toute tentative d’évasion était passible de peine de mort », se souvient M.Lamani. L’ancien détenu de Tindouf, a déclaré qu’il était prêt à témoigner pour des besoins d’enquête pour dénoncer ces crimes,. » Je détiens des preuves de ces crimes. J’avais réussi à transmettre des documents avec des informations relatives à des charniers, le quotidien infernal des détenus du camp de Tindouf, des schémas (…) », a ajouté M.Lamani. Il a invité la communauté internationale à se pencher sur le sort des disparus des camps de Tindouf dont les familles sont restées sans nouvelles depuis plusieurs années.

Enfin, M.Moulay Ahmed M’Ghizlat, membre du conseil royal consultatif des affaires sahraouis (CORCAS), a insisté sur la volonté du royaume marocain à trouver une issue heureuse à ce conflit sur le Sahara. »Le CORCAS témoigne la volonté du Maroc pour aider les populations sahraouies. Toutes les priorités des populations sont tenues en compte par cet organisme notamment la question de l’autonomie, la préservation de nos valeurs culturelles et le développement des provinces du Sud », a expliqué M.M’Ghizlat.

]A noter que cette conférence internationale a connu la participation de plusieurs ONG , des représentants de la société civile ainsi que plusieurs diplomates internationaux. Cette conférence a été organisée par l’ONG Interfaith International en collaboration avec L'Internationale Démocratique du Centre et l’Union de l’Action Féminine.

Rappelons que cette conférence s'est tenue jeudi dernier, à l'occasion de la 10ème session du conseil des droits de l'Homme qui se tiennent actuellement à Genève.

Une dépêche de Mamadou Kaba Souaré
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: News Afrique  date: 14-Mar-2009 ŕ 16:55:51  Partager:   :

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