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Crimes des soldats en banlieue:"Un 4X4 rempli de militaires est arrivé vers nous. Ils étaient tous a
[IMG1] L'imposition de l'état de siège a servi de prétexte à certains soldats de l'armée guinéenne de commettre les pires exactions sur les populations civiles,notamment dans la banlieue de Conakry.Menacés, violentés, parfois dépouillés: les habitants de la banlieue de Conakry gardent un souvenir douloureux du dernier passage des forces de l'ordre dans leurs quartiers à l'heure du couvre-feu prévu par l'état de siège en vigueur.
Deux soldats en uniforme sont venus dans la nuit (de) jeudi pour me +brigander+ dans mon atelier, où je pile le mil", raconte Kakoro Sambou (52 ans), un habitant du quartier de Hafia, qui porte un bandage autour du mollet.
"Ils nous ont dit: +pourquoi vous êtes dehors?+. Nous, on a couru à l'intérieur mais ils nous ont suivis", poursuit-il, en désignant une cabane de tôle ondulée contenant une pileuse de céréales. "C'est là qu'il m'ont braqué avec leurs fusils, alors je me suis laissé faire. Ils m'ont battu et giflé plusieurs fois et m'ont pris la recette du jour. Après, ils sont partis", déplore-t-il en s'essuyant machinalement les mains sur son débardeur jaune déchiré.
Ensuite, ces mêmes militaires "se sont dirigés vers une femme qui vendait de l'arachide (cacahuètes, ndlr) mais elle a réussi à s'enfuir", poursuit Moutega Dieng, 40 ans, un voisin de Kakoro.
Depuis la mise en place de l'état de siège en Guinée, de nombreuses associations des droits de l'Homme ont dénoncé des exactions nocturnes perpétrées par des hommes en uniforme agissant en toute impunité.
Thierno Mamadou Diallo, 23 ans, se dit "marchand de bricoles". Il porte des traces de coups à la têt "Dans la nuit, deux hommes en tenue militaire sont entrés chez moi, alors que je discutais avec un ami. Il m'ont pris mon téléphone (portable) des mains, j'ai protesté et j'ai reçu un coup de crosse sur la tête", explique-t-il en désignant une bosse au-dessus de son oreille droite. "J'ai été étourdi mais ils ont continué à me frapper dans le dos. Quand je me suis remis, ils étaient partis avec tout mon argent, presque 100.000 francs (guinéens, environ 18 euros) et j'avais des douleurs au dos", poursuit-il.
Dans le quartier voisin de Taouyah, Mory Camara, un étudiant de 22 ans, a été surpris jeudi soir à puiser de l'eau pendant le couvre-feu. Il arbore un large hématome à l'oeil gauche. "Un 4X4 rempli de militaires est arrivé vers nous. Ils étaient tous armés et nous ont donné des coups de matraque pour qu'on rentre chez nous", raconte-t-il.
"Ils ont essayé de nous suivre mais nous nous sommes barricadés dans une maison. Après, ils ont essayé de forcer les portes et ont tiré en l'air plusieurs fois pour nous faire peur", soupire-t-il, avant d'avouer qu'il "n'a plus confiance dans l'armée." "L'armée, selon lui, n'est pas là pour le peuple, mais pour protéger Lansana Conté".
Africaguinee.com
Source:AFP |
  Rubrique: Société  date: 18-Feb-2007 à 16:33:30  Partager:   :  |
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