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La ministre de l'enseignement pré-universitaire,Hadja Aicha Bah:"Ma priorité c’est la qualité de l’é
[IMG1]Elle n'est plus à présenter aux Guinéens.Passionnée par l'enseignement,Hadja Aicha Bah revient à la tête de son département qu'elle avait quitté il y a quelques années.La nouvelle ministre de l'enseignement pré-universitaire et de l'éducation civique a bien voulu répondre à nos questions, comme à ses habitudes avec beaucoup d'humilité ,juste après une séance de travail organisée par le club Nimbacap21, avant de s'envoler lundi pour Conakry dans le cadre de sa nouvelle prise de fonction.Exclusif!
Africaguinee.com:Bonjour Mme Aîcha Bah, vous venez d’être nommée ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique, quels sont vos sentiments après votre nomination ?
Hadja Aicha Bah:Je dois dire que je suis inquiète parce que c’est une responsabilité qu’on me confie et je souhaiterai ne pas décevoir et donc je suis contente car c’est une reconnaissance, je sais que le défi est grand et je sais aussi que je peux compter sur tout le monde aussi bien en Guinée qu’à l’extérieur de la Guinée.
Mon inquiétude en ce sens que le secteur de l’éducation devrait être une priorité et c’est un secteur qui est lourd, un secteur qui demande beaucoup d’argent, beaucoup de volontés politiques donc et ça devrait inquiéter tout le monde, c’est un secteur qui interpelle tout le monde et je souhaiterai que chacun puisse y apporter sa contribution.
Votre nomination a suscité beaucoup d’espoirs parmi les Guinéens après une longue expérience nationale et internationale; on estime que vous êtes en mesure d’apporter votre contribution au système éducatif guinéen. Quels seront vos priorités ?
(Rires)Ma priorité c’est la qualité de l’éducation, je sais que l’accès des enfants à l’éducation est là mais la qualité, ce n’est pas seulement la Guinée, la qualité il va falloir y travailler. Dans beaucoup de domaines particulièrement dans le domaine des contenus de l’éducation, dans le domaine de la formation initiale et continue des enseignants et puis dans le domaine des matériels didactiques. La dynamique de la salle de classe, qu’est ce qui se passe dans les salles de classes ? est-ce que les enfants apprennent réellement ? c’est ça mon défi ! C’est que tout gosse qui arrive à l’école, à l’issue de la formation puisse se prendre en charge, c’est aussi ma priorité. Il va falloir trouver des fonds nécessaires et la volonté de tous les responsables quand je dis responsable c’est tout le monde, ce sont les parents d’élèves, des responsables du secteur de l’éducation, ce sont aussi les élèves eux-mêmes, il faut qu’ils aient la volonté d’apprendre et qu’ils le fassent avec sérieux et qu’ils sachent que nous sommes là pour les encadrer, pour les accompagner pour les écouter , leur réussite est notre réussite.
A la tête de votre département de l'éducation, envisagez-vous de faire quelque chose pour les Guinéens vivant à l’étranger ou ceux qui souhaitent aller étudier ailleurs ?
Ce secteur ne dépend pas de moi, ce secteur dépend du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique mais je vais lui traduire ce message que j’ai entendu ce matin en discutant avec vous (Ndlr:Le club Nimbacap21 ).
Comptez-vous revaloriser le métier d’enseignant et du système éducatif guinéen en dépit des multiples problèmes auxquels ils sont confrontés ?
Vous savez que les enseignements savent qu’ils sont des cadres qui sont indispensables dans un pays!Sans les enseignants il n’y a pas d’école.Donc revaloriser la fonction enseignante, je pense que c’est un pléonasme ; c’est donner à l’enseignant ce dont il a besoin et lui demander après de faire de son mieux pour rendre ce qu’on lui a donné. Les enseignants et moi, nous nous connaissons suffisamment parce que moi-même je suis une enseignante, nous avions travaillé ensemble, et je souhaiterai travailler avec eux à travers les syndicats de l’éducation et comme je le dis tout le temps, toute question relative à l’éducation qui concerne directement les enseignants, par conséquent avant de prendre une décision relative à l’éducation, il faut consulter les syndicats, il faut en discuter avec eux et ensemble prendre une décision, et c’est comme ça qu’on les respecte et ce, je compte le faire.
Madame la ministre, la Guinée vient d’être suspendue par plusieurs institutions internationales dont l'organisation internationale de la francophonie.Avez-vous un message particulier à adresser à la communauté internationale sur la situation en Guinée ?
Tout à fait ! il faut connaître le contexte guinéen pour savoir ce qui s’est passé .Nous devons rendre hommage au CNDD « qui a réussi un coup d’Etat sans verser la moindre goutte de sang », il faut le faire, ce n’est pas évident, ils l’ont réussi. Ce qui est important pour la communauté internationale et je l’ai dit partout où je suis passée depuis le 23 décembre, depuis qu’ils ont pris le pouvoir. Vous savez comme je voyage beaucoup, partout où je suis allée, on m’a posé la même question et je leur dis : voilà un groupe de jeunes militaires, qui ont pris le pouvoir sans verser la moindre goutte de sang, qui ont pris des engagements, notre devoir en tant qu’institution internationale c’est de les accompagner jusqu’à ce qu’ils respectent les engagements pris, on ne peut pas les isoler, on a pas le droit de les isoler. En les isolant, nous prenons tout le pays en otage, nous prenons les populations en otage, en les accompagnant, eh bien on ouvre le pays, on développe le pays, on amène les militaires à respecter leurs engagements qui est le suivant : c’est revenir à la démocratie en remettant sur les rails les institutions républicaines. Mais je leur fais confiance et c’est ce message que je fais passer partout où je vais avant même d’être nommé ministre et maintenant que je le suis-je vais continuer à le faire.
Pour finir avez-vous un message à adresser à la jeunesse guinéenne ?
A la jeunesse guinéenne, je dirai que l’avenir leur appartient et il est donc très important qu’ils sachent que leur formation est absolument indispensable et qu’une fois former leur devoir c’est de contribuer au développement de leur pays et je voudrai surtout dire à ceux qui sont à l’extérieur comme le Think tank Nimbacap21 que j’ai rencontré aujourd’hui(NDLR 17 janvier 2009), c’est un groupe de jeunes qui font un travail extraordinaire et bénévolement; qu’ils continuent à réfléchir sur les sujets qu’ils ont déjà abordé, ils peuvent compter sur moi pour leur demander de venir donner un coup de main et je le dirai aussi aux autres membres du gouvernement parce qu’il y a tout!Il y a tellement de compétences dans ce groupe qu’il faudrait en profiter et je le ferai .
Interview réalisée par Aliou Souaré
Chef du Bureau d'Africaguinee.com
Paris-France
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  Rubrique: Interview  date: 20-Jan-2009 ŕ 20:33:59  Partager:   :  |
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