[IMG1] La situation en Guinée suscite des réactions à l’échelle internationale. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a réaffirmé sa «grave préoccupation devant la détérioration de la situation politique et sécuritaire en Guinée». Il a également déploré les nouvelles pertes en vies humaines et la destruction délibérée de biens.
Dans une déclaration publiée mardi soir à New York, le secrétaire général de l’Onu «regrette l’échec de la mise en œuvre de l’accord signé le 27 janvier 2007, qui a replongé le pays dans la crise et risque d’entraîner une instabilité généralisée». Ban Ki-moon appelle le gouvernement guinéen et les chefs des syndicats «à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre, en toute bonne foi, l’accord signé le mois dernier». Les Nations unies sont «prêtes à travailler étroitement avec toutes les couches de la société guinéenne et avec les partenaires de la Guinée pour mettre un terme à la crise actuelle et pour rétablir la stabilité durable et le développement».
A Bruxelles, la Commission européenne a condamné «la suspension effective des droits individuels et des libertés fondamentales» en Guinée. Le commissaire au Développement, Louis Michel, déplore «le manque de respect des droits de l’homme et des principes et des principes de l’Etat de droit, éléments essentiels de l’Accord de Cotonou dont la Guinée est signataire». La Commission pourrait ainsi geler les fonds européens attribués à des projets de développement dans ce pays africain.
A Londres, l’organisation humanitaire Amnesty international s’est déclarée également très préoccupée par l’instauration de la proclamation de l’état de siège en Guinée, qui «donne de facto aux forces militaires pleins pouvoirs pour remettre en cause plusieurs des libertés fondamentales auxquelles on ne peut pas déroger». Véronique Aubert, directrice adjointe du programme Afrique de cette organisation, a affirmé mercredi que les forces de sécurité guinéennes «ont une volonté de tuer et non simplement de disperser des manifestants», car, selon des sources hospitalières à Conakry, de nombreuses personnes ont été touchées par des balles «au niveau de l’abdomen et du thorax».
Mamadou Kaba Souaré
Directeur de Publication
d'Africaguinee.com
en collaborration avec l'AFP
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  Rubrique: Politique  date: 15-Feb-2007 ŕ 09:11:23  Partager:   :  |