[IMG1]Après l'annonce de la tenue des élections en décembre 2010 par la junte au pouvoir à Conakry, le leader de l'Union pour le progrès et le renouveau(UPR), Monsieur Bah Ousmane condamne le coup de force et estime que seul le dialogue peut sortir le pays de cette crise....
RFI :Bonjour Monsieur Bah.Votre réaction après l’annonce faite par la junte, d’organiser des élections en décembre 2010 ?
Bah Ousmane :C’est un agenda qu’ils ont avancé peut-être pour conforter leurs actions.Mais en ce qui concerne notre parti, nous ne reconnaissons pas du tout cette manière d’agir.Nous tenons au respect de l’ordre constitutionnel, et c’est dans le cadre du respect de la légalité constitutionnelle qu’on aurait pu mettre en place une concertation, un dialogue qui regrouperait tous les acteurs de la vie politique nationale afin de décider de l’agenda qui devrait être mis en œuvre suite au décès du président de la république.
Donc pour vous, il ne serait pas question de reconnaître les autorités putschistes s’ils venaient à affirmer leur pouvoir ?
Non !J’ai une position tranchée, celle du parti, le respect de la légalité constitutionnelle.Le mandat de l’assemblée a expiré, mais il appartenait à l’exécutif d’organiser ces élections.Donc à mon sens cette assemblée nationale est encore valable dans les faits.Nous avons un évènement qui s’est produit en Guinée.Le président de la république est décédé.Quel que soit le parti auquel il appartient, il représentait la nation guinéenne.Il faut qu’on organise ses funérailles, ensuite on passe à l’organisation d’une transition.Et ceci passe par une période de soixante jours comme le stipule la constitution.C’est à décider dans 60 jours qu’est ce qu’on peut faire ;pas grand-chose !Donc il faut qu’ensemble, on décide de la durée de la transition et de la considération de cette transition.Seulement après les funérailles du président de la république.On ne peut pas se mettre à nous chamailler déjà alors qu’il y a le corps d’une personne importante pour notre pays.
Pour vous la solution serait la discussion entre toutes les parties afin de trouver une solution ?
Oui !Ce sont les vertues du dialogue, de la concertation qu’il faut mettre en œuvre.Il faut mettre tous les acteurs politiques, toutes les forces vives à contribution pour qu’on trouve une solution heureuse pour le pays.
Source :RFI
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  Rubrique: Interview  date: 25-Dec-2008 ŕ 17:33:34  Partager:   :  |