[IMG1]Les bureaux exécutifs de l'Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI) et de la Convention des éditeurs libres de Guinée (CEPRELGUI) ont dénoncé, vendredi, les "pratiques rétrogrades et anti-démocratiques qui portent dangereusement atteinte à la liberté d'expression en Guinée".
Dans une déclaration rendue publique à Conakry, les deux associations disent avoir appris avec "regret et indignation" l'entrave grave faite à la liberté de la presse au cours de ces dernières 72 heures, précisant qu'un officier de l'armée guinéenne, le sous-lieutenant Jean-Claude Pivi, a fait, lundi 15 décembre, le tour des kiosques à journaux pour ramasser et déchirer systématiquement les exemplaires du journal "Les Echos de Guinée" qui, selon lui, a publié dans ses colonnes un article qui ne lui est pas favorable.
L'AGEPI et la CEPRELGUI indiquent, en outre, que l'hebdomadaire "L'Observateur" a reçu, mardi dernier, la visite musclée d'un groupe de militaires dans ses locaux. Il lui était reproché le fait d'avoir publié une information relative à un acte de banditisme, rapporte-t- on.
La déclaration précise, par ailleurs, que le journaliste Thiernodio Diallo dit "Bebel", directeur de publication du journal "La Vérité", avait été interpellé à sa rédaction le jeudi 18 décembre dernier, par les services de la Direction de la surveillance du territoire (DST).
Enfin, les deux associations de presse dénoncent un communiqué du Conseil des ministres du 18 décembre 2008 qui, disent-elles, "n'entretient aucune illusion sur l'intention du gouvernement de museler la presse".
En conclusion, l'AGEPI et la CEPRELGUI exigent la libération "immédiate et sans condition" du journaliste Thiernodio Diallo et l'arrêt des entraves à la liberté de la presse en Guinée.
Par ailleurs, une cinquantaine de journalistes de la presse guinéenne a organisé, ce vendredi, une marche pacifique sur une distance de près de deux kilomètres à destination de la Présidence de la République pour protester contre ces entraves. On pouvait lire sur les pancartes "La presse guinéenne en danger", "Libérez notre confrère Bebel".
M. Diallo, qui a passé la nuit de jeudi à vendredi à la Direction centrale de la Police judiciaire, a été libéré ce vendredi aux environs de 12 heures, locales et GMT.
Source:PANAPRESS |
  Rubrique: Société  date: 20-Dec-2008 à 01:44:44  Partager:   :  |