[IMG1]Elle fait partie du groupe emblématique de percussion de Guinée, les "Amazones women masters drummers".Elle s'appelle Sirégbè Condé et comme ses conseoeurs, elle manie à merveille le Djembé qui est traditionnellement réservé aux hommes.Nous l'avons rencontré à Genève, juste après les spectacles "live" que les "amazones" ont livré au théâtre de l'Alhambra à Genève.C'était le week-end dernier.Entretien!
Africaguinee.com:Bonjour Sirègbè Condé. Quels sont vos sentiments à l’issue des deux spectacles “live” que vous avez livré lors du festival Tambour-Battant?
Sirégbè Condé :Bonjour à tout le monde, .Je suis très contente avec mes collègues de l’accueil du public suisse à Genève .L’organisation de ce festival est une réussite et le public apprécie notre culture .C’est donc un plaisir pour nous d’être ici.
Parlez nous de votre groupe…
Le groupe “Les amazones” comprend une vingtaine de membres, nous sommes 9 à venir ici à Genève .Il s’agit entre autres de Fatoumata Kouyaté qui joue le balafon, et d’autres instruments, Aicha Condé, Mamadama Sylla, Aminata Camara, Fatoumata Kouyaté , Mariama Kouyaté etc.
Vous jouez quel instrument ?
Je joue le « Kenkéni » mais en général toutes les membres du groupe jouent plusieurs instruments notamment le Djembé.
Pourquoi avez-vous choisi le Djembé comme instrument de percussion ?
Et bien c’est pour montrer aux hommes que tout ce qu’ils font, nous les femmes, nous pouvons faire comme eux!
Vous avez livré deux spectacles ici à Genève lors du festival tambour-battant initié par notre compatriote Alpha Oumar Dramé du conseil municipal de Genève. Quel a été l’accueil du public suisse ?
A Genève, l’accueil a été très chaleureux, le public était sympathique et très satisfait. Nous sommes bien entretenues tant au niveau du logement que de la nourriture etc. Dans l’ensemble tout s’est très bien passé.
A vous voir sur scène, on sent que vous avez travaillé avec beaucoup d’énergie pour réussir vos spectacles. Comment vous faites vos répétitions ?
En Guinée, nous commençons le travail de 8 heures à 18 heures, tous les jours sauf le dimanche. C’est un travail qui demande beaucoup de disponibilité et d’énergie.
Comment conciliez-vous votre vie de travail et vie de famille ?
Oh, nous avons le soutient aussi des hommes dans nos répétitions , comme Lamine Camara « Bako », Sékou Kouyaté et Abdoulaye Touré. Ils nous soutiennent beaucoup. Parmi nous, il y a des commerçantes, des coiffeuses, des vendeuses, tout le monde a un petit métier. Nous avons parfois des soucis dans nos vies familiales. Nous sommes obligés de faire quelque chose pour nos familles car l’attente est très grande surtout quand on vient en tournée. Nous essayons d’épargner un minimum pour aider nos proches qui sont restés au pays.
Le mot de la fi n pour vos fans….
Je salue tout le monde, nous avons apprécié l’accueil de Genève et l’aide de notre compatriote Alpha Oumar Dramé qui n’a pas ménager ses efforts pour nous soutenir. Nous allons revenir bientôt à Genève si Dieu le veut. Et nous réservons beaucoup de surprises à nos fans et à toux ceux qui aiment la musique africaine de Guinée.
Interview réalisée par Mamadou Kaba Souaré et Abdoul Ghoudoussi Baldé
Depuis Genève
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Interview  date: 07-Dec-2008 ŕ 17:01:45  Partager:   :  |