[IMG1]" Il faut que le gouvernement baisse le prix des produits pétroliers à 2500 francs guinéens, sinon nous arriverons à l'irréparable ". Voilà l'une des phrases que les manifestants scandaient ce matin dans les rues de Conakry. Après donc ces moments chauds qui ont coûté la vie à un jeune homme à Cosa et plusieurs blessés à travers les principaux quartiers comme Hamdallaye, Bambéto, Kipé, Matoto; un calme provisoire règne ce soir dans tous les quartiers de la capitale guinéenne.
Mais selon quelques manifestants qui étaient en colère ce lundi, la journée de demain mardi sera plus chaude qu'aujourd'hui si toutefois le gouvernement ne diminue pas encore le prix des produits pétroliers en Guinée. " Nous avons décidés de se calmer ce soir pour voir ce que le gouvernement peut d'ici demain mardi. Ce n'est pas parce que nous avons eus peur des forces de l'ordre ", nous enseigne Abdoulaye Baldé, un jeune manifestant contacté à Enco 5.
Pour bon nombre de citoyens, la réduction de la semaine dernière est insignifiante par rapport à la baisse du prix du baril sur le marché mondial. " Les léonais viennent tous les jours avec du carburant en vente à Pamalap avec un prix qui ne dépasse pas 4000 francs guinéens. Tout cela prouve que le gouvernement guinéen n'a pas pitié de sa population. Le carburant peut bien être vendu aujourd'hui à 3500 francs guinéens et il faut que cela soit fait ", nous confie Madame Aminata Doumbouya ménagère à Matoto.
Pour l'heure,la circulation a repris timidement à Conakry où quelques taxis et motos ont fait leur apparition.
Nous y reviendrons...
Youssouf KEITA
+224 60450296
Conakry pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 03-Nov-2008 à 22:30:15  Partager:   :  |