Un calme précaire régnait lundi en début de soirée dans la banlieue de Conakry après une journée de manifestations violentes contre le coût élevé du carburant en Guinée, qui ont fait un mort et des dizaines de blessés.
Un jeune agent de police en civil, qui n'était pas en service, a été tué d'une balle tirée par des militaires, durant la répression des protestations dans le quartier d'Enco5, dans la périphérie de la capitale guinéenne, selon des témoins interrogés par l'AFP.
Une source policière a confirmé anonymement la mort de ce policier, "une nouvelle recrue" qui "assistait en spectateur aux affrontements entre forces de l'ordre et manifestants quand il a reçu une balle en pleine poitrine tirée par les militaires".
Au cours de cette fusillade, cinq civils dont une femme ont été grièvement blessés, selon la même source policière.
Dans un autre quartier, celui de Cosa (commune de Ratoma), un policier pris à parti par un groupe de jeunes a tiré à balles réelles, blessant grièvement un enfant de huit ans selon sa famille.
Les manifestations, impliquant des centaines de jeunes dans chaque quartier, avaient éclaté lundi matin pour protester contre une réduction jugée "insignifiante" du prix du carburant à la pompe.
Dans les quartiers populaires de Bambéto, Hamdallaye et Simbaya, les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait au moins 23 blessés, dont six policiers, et ont donné lieu à des dizaines d'arrestations, selon la police.
Au moins 13 blessés ont reçu des soins au Centre hospitalier universitaire de Donka, principal hôpital de Conakry.
Vendredi et samedi, la ville de Boké (300 km au nord-ouest de Conakry) avait été le théâtre de pillages et de violentes manifestations visant surtout la Compagnie des bauxites de Guinée.
Les troubles avaient fait deux morts: un enfant tué par la chute d'un fauteuil et un manifestant tué par les tirs de militaires.
Source:AFP |
  Rubrique: Politique  date: 03-Nov-2008 à 22:25:25  Partager:   :  |