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Amara Karba Bangoura, milieu offensif du syli national:" Quand on est jeune en Guinée, on a envie de
[IMG1]Titularisé samedi dernier au FC Havre, le milieu offensif du syli national Amara Karba Bangoura rêve d'une grande carrière en Europe.Après une expérience marocaine, Bangoura découvre le championnat de France.Dans cet entretien, il nous parle de ses débuts, de ses relations avec ses coéquipiers du syli évoluant en Europe...
La voix du nord : Que représentait le football, pour vous, lorsque vous étiez petit ?
Amara Karba Bangoura : Mon père aimait trop le foot ! Il m'emmenait voir l'équipe dans ma ville. Elle jouait en première division. Le foot, ça compte beaucoup en Guinée, on en parle tout le temps. Moi, j'ai débuté avec des amis dans le quartier. Ce n'est pas comme ici : le foot, c'est dans la rue, avec les copains. Ensuite, j'ai quitté ma ville, je devais avoir l'âge de 15 ans, pour aller à la capitale et y jouer au foot.
Avec l'envie d'y devenir professionnel ?
Quand j'étais petit, on me disait que j'avais des qualités, mais je ne me suis jamais dit que j'allais devenir professionnel, comme ça... J'ai débuté en deuxième division. Ensuite, je suis partie au Maroc, ça a encore été une étape. Maintenant, je suis en France. Peut-être que ça y est...
L'Afrique ne vous manque-t-elle pas trop ?
Si, même si je m'intègre bien ici. Mais c'est surtout ma famille qui me manque, ma maman...
Aviez-vous des idoles ?
Zidane ! C'est le meilleur. Feindouno, aussi. Il a joué dans ma ville. J'étais supporteur. Il est resté un an. Plus tard, il est venu en France. Mais je ne l'ai rencontré qu'en équipe nationale. Là , on a parlé.
Justement, que représente aujourd'hui quelqu'un comme Pascal Feindouno pour les jeunes Guinéens ?
Quand on le voit évoluer dans le championnat de France, ça motive. Le championnat de France est très suivi en Guinée, on regarde à la télé.
Marseille, Lyon, Saint-Etienne... Ce sont des équipes qu'on aime bien. Quand on est jeune en Guinée, on a envie de faire comme Feindouno. Ce n'est pas tout : il y a Mansaré aussi, et Ismaël (Bangoura). C'est mon meilleur ami dans le foot. On se parle tout le temps au téléphone. Je suis ce qu'il fait de près, les résultats de son équipe.
Quand vous êtes arrivé dans le championnat de France, avez-vous été surpris par le jeu, la rapidité ou autre chose ?
Non. Je m'attendais au niveau de jeu. J'avais été prévenu par Pascal Feindouno et Ismaël que j'avais appelés quand Valenciennes m'a proposé un essai. Je savais que le rythme était élevé en France. Il y a des défenseurs, des milieux de terrain qui ont beaucoup de qualités. Il te faut faire toujours plus pour gagner ta place. Il faut toujours travailler. Seul le travail paie. Ici, je suis dans un groupe facile à intégrer, très jovial, ça compte pour se sentir bien.
A quel poste vous sentez-vous le mieux ?
Dans l'axe. Au Maroc, je jouais dans l'axe entre deux attaquants et deux milieux récupérateurs : en n°10. En équipe nationale, j'ai aussi joué comme ça, mais il y a Feindouno à ce poste. Mais ça ne me pose pas de problème de jouer sur les côtés.
Quel est actuellement, selon vous, votre point faible ?
Le replacement défensif.
Avez-vous déjà rêvé à un grand club français ou européen ?
Je prends les choses étape par étape. Je voulais venir en France, mais pas sans rien faire et juste espérer... Je n'aime pas rêver, comme ça... au Real Madrid... Non, j'ai signé à Valenciennes pour trois ans. Je suis bien, je travaille. Je sais qu'il me faudra de la confiance, que cela viendra progressivement.
Propos recueillis par MARTINE KACZMAREK
Source :Lavoix du Nord.fr
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  Rubrique: Interview  date: 31-Oct-2008 à 11:59:53  Partager:   :  |
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