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Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG:"je ne suis pas le successeur désigné par le Président Conté"


[IMG1]Le leader de l'union des forces démocratiques de Guinée(UFDG),Cellou Dalein Diallo tient à se démarquer du régime Conté.L'ancien premier ministre refuse le statut de dauphin du chef de l'Etat, dont la maladie a déclenché une lutte pour la conquête du pouvoir entre les clans présidentiels à Conakry.Le leader de l'UFDG revient dans cette interview sur les ambitions de son parti, la tenue des élections législatives , ses rapports avec le premier ministre Ahmed Tidiane Souaré etc.Entretien!!!

L’Indépendant : Peut-on savoir comment se porte votre parti qui livre actuellement une vaste opération de charme envers les populations guinéennes ?

Cellou Dalein Diallo : Je pense que le parti se porte bien après une dizaine de mois d’efforts. Aujourd’hui, nous avons un résultat satisfaisant du point de vue de l’implantation. Je voudrais à cet égard rappeler que nous sommes bien implantés dans la ville de Conakry puisque nous disposons de 440 comités de base dans les secteurs et les quartiers des cinq communes. Soit environ près de 35.000 responsables à la base. Ce qui est une performance en un an. Nous sommes implantés dans les 33 préfectures soit 33 fédérations ainsi que dans toutes les 304 CRD. C’est dire que les gens ont bien accueilli mon engagement politique. Et jusqu’à présent, je n’ai encore fait aucune visite officielle malgré la demande pressante des fédérations. Il faut préciser que l’implantation du parti a été assurée par les ressortissants des préfectures qui se sont organisés à partir de Conakry et qui ont financé leur déplacement. Par ailleurs, nous avons enregistré une démission massive des militants de certains partis comme le PUP, et l’UPR au profit de l’UFDG.

Beaucoup pensent que votre parti se construit sur les ruines uniquement de l’UPR. Qu’est-ce qui explique cet engouement?

Je crois que c’est une question de confiance. Je pense que la politique d’un parti se construit autour d’un leader. Beaucoup de guinéens me connaissent pour avoir servi l’administration guinéenne pendant 30 ans au cours desquels j’ai occupé de hautes fonctions. Les gens ont eu l’occasion de me connaître, de m’apprécier, donc de me faire confiance, je pense que ç’a été un atout d’avoir vécu ici avec les Guinéens.

Il semble que votre back round n’est pas la seule explication. La conviction politique n’étant pas ancrée chez la plupart des militants guinéens, beaucoup mettent en avant votre fortune présumée. Qu’en pensez-vous ?

Il est vraiment qu’on me prête une fortune présumée mais c’est simplement une campagne de diffamation. Les nombreux collaborateurs que j’ai eus dans les différents ministères savent mon attachement à l’honnêteté dans la gestion de la chose publique. Mais il est évident aujourd’hui que j’ai des adversaires qui cherchent à me décrédibiliser en me présentant comme le plus grand prédateur de la deuxième République. C’est une campagne qui a ses explications sinon je n’ai pas de fortune. Et je pense que même le président Conté en renouvelant régulièrement sa confiance en ma modeste personne était convaincu que j’étais un cadre intègre.

Justement, en parlant de vos rapports avec le président de la République, pourquoi le général Lansana Conté vous laisse-t-il exercer librement dans l’opposition alors que ses anciens collaborateurs passés dans l’adversité politique ont eu maille à partir avec lui ?

Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que j’ai travaillé avec le président Conté pendant une dizaine d’années et il m’a toujours renouvelé sa confiance. C’est vrai que j’ai donné des résultats dans les secteurs qu’il m’avait confiés. S’il ne m’a pas inquiété c’est parce qu’il estime que je suis un Guinéen qui a ses droits y compris naturellement le droit de faire de la politique. Il n’y a pas d’avantage particulier qu’il me donne. Mais je pense que la confiance ou l’affection, c’est selon, qu’il a pour moi est restée intacte malgré les difficultés que j’ai eues dans l’exercice de ma fonction de Premier ministre et mon limogeage.

Cette confiance dont vous parlez serait-elle déterminante au moment où on parle de plus en plus de la succession du président de la République ?

Non, je ne suis pas le dauphin officiel du président de la République. J’ai décidé de faire de la politique dans l’opposition. Je veux être le président de la République et j’ai choisi de militer dans l’opposition. Donc, je ne suis pas le successeur désigné du président Conté. Au contraire, je suis un opposant qui cherche à accéder au pouvoir par ses propres moyens à travers les urnes. Pour cela, j’ai pris la décision de m’éloigner du PUP et de décliner ma vision qui n’est pas conforme à celle qui est aujourd’hui en vigueur au sein de la mouvance présidentielle.

L’on pense que contrairement à des opposants comme Sidya Touré et Alpha Condé, Conté ne se fera pas de souci s’il devait passer le témoin à un successeur appelé Cellou Dalein Diallo.

Mais, n’oubliez pas quand même qu’il m’a limogé pour faute lourde. Je répète que je ne suis pas son successeur désigné ni par lui, ni par son entourage.

Je ne sais qu’est-ce que le président pense. Vous dites qu’il serait plus à l’aise que ça soit moi. Ça c’est vous qui le dites.

On semble s’acheminer vers un autre report des législatives Est-ce que cela vous arrange en tant que nouveau leader ou bien cela vous oblige souvent à revoir votre plan de bataille vis-à-vis de ces élections ?

Cette situation ne m’arrange pas J’ai toujours travaillé dans l’optique de prendre part aux élections législatives en décembre. Si vous voulez, l’effort d’implantation de mon parti et la campagne pour les législatives sont allés de pair. Je souhaite vivement que les élections législatives se tiennent. Je déplore de constater que certaines personnalités du pays estiment que la Guinée n’est pas prête à organiser les élections législatives. C’est le cas du président de l’Assemblée nationale. Je pense que la Guinée a besoin de ces élections. Nous sommes dans une crise profonde et je pense que la mise en place d’un parlement à l’issue d’élections libres et transparentes, constituerait une ouverture, un pas important vers la résolution de cette crise que nous vivons et qui n’est pas seulement économique mais surtout institutionnelle. ? Je pense qu’il faut aller nécessairement vers les élections législatives et moi je suis préparé à participer à ces élections.

Vous faisiez tantôt allusion au pessimisme du président de l’Assemblée nationale par rapport à ces élections. Pourtant, beaucoup doutent de l’organisation des législatives avant décembre 2010, date à laquelle le mandat du général Conté expire. Qu’en pensez-vous ?

Ça serait très coûteux pour la Guinée parce qu’on est déjà très avancé dans le processus électoral. On a fait venir des kits et le recensement vient de commencer. Prendre la décision de reporter ces élections jusqu’en 2010 serait une mauvaise décision. Au plan politique, économique et institutionnel, je ne vois pas comment on pourrait le justifier. Je peux comprendre qu’il y ait des problèmes techniques parce que le recensement n’a pas commencé à la bonne date le chronogramme initial ayant retardé de trois mois. Je peux comprendre que les élections soient reportées au mois de mars prochain ou à la limite à juin 2009. Je pense que tous les Guinéens de bonne foi ne peuvent pas souhaiter le report de ces élections jusqu’en 2010. Puisque déjà, la décision politique de les organiser a été prise. Les bailleurs de fonds ont apporté leur appui technique et financier pour la préparation de ces élections. Le gouvernement a prévu des crédits pour l’organisation des élections. La CENI et ses démembrements commencent à fonctionner.

Alors, à part Aboubacar Somparé qui d’autre pourrait avoir intérêt à ce que ces élections n’aient pas lieu ?

Il y a sans doute tant d’autres personnes qui ont intérêt à ce qu’elles n’aient pas lieu maintenant. Il y a beaucoup de partis qui ont perdu beaucoup de militants. L’organisation des élections aujourd’hui pourrait se traduire par une défaite voire une humiliation de ces partis-là. Bien entendu, il y a le PUP aussi qui aujourd’hui, a la majorité parlementaire. L’actuel président de l’Assemblée nationale sait que si la majorité parlementaire change, il risquerait de perdre cette position privilégiée. Mais au-delà de cela, il y a tout un système. Beaucoup de gens notamment des députés qui ont intérêt à ce que le statu quo ne soit pas modifié. Ils savent que si des élections libres et transparentes sont organisées, le paysage politique peut profondément changer.

Je suis optimiste quant au résultat que je pourrais obtenir si les élections sont organisées à court terme dans des conditions transparentes. Je pense que ça pourrait être en ma faveur.

Le président de la République pourrait ne pas avoir intérêt à ce que ces élections se déroulent maintenant. Au risque d’avoir en face un parlement tenu par un parti d’opposition qui pourrait mettre en mouvement la procédure de constatation de la vacance du pouvoir. N’est-ce pas ?

Il ne faut pas essayer d’apprécier la situation, l’opportunité ou non par rapport à ce que les gens peuvent penser selon leurs intérêts. Nous avons des lois et le mandat du parlement en place est terminé depuis 2007. Déjà, il était contesté en terme de légitimité. Parce que beaucoup d’autres partis avaient boycotté les dernières élections législatives. On a besoin d’avoir un parlement crédible disposant de toute la légitimité dans ce contexte. Les conditions légales étant réunies, je ne vois pas pourquoi on pourrait reporter ces élections. Même si un individu se trouve menacé dans ces intérêts ou dans sa position. Les lois doivent être appliquées surtout lorsque cette application est conforme à la volonté du peuple.

Même si c’est au détriment du président de la République par rapport à la constatation de la vacance du pouvoir ?

Oui ! Pourquoi pas.

Vous attendez-vous à des élections transparentes ? A contrario, est-ce que vous pourriez aller jusqu’à demander l’annulation du scrutin ?[IMG2]

D’abord, je crois en la capacité du gouvernement et de la CENI d’organiser des élections transparentes. C’est parce que j’y crois, que je me suis engagé dans le processus. La situation a beaucoup changé en Guinée après les évènements de janvier et février 2007. Je pense que le peuple aspire au changement et il est prêt à se battre pour l’obtenir par les voies légales démocratiques. J’ai confiance à la CENI et à ses démembrements. J’ai confiance aux militants de mon parti et au peuple de Guinée qui aspire à un changement profond. Et je sais que beaucoup de Guinéens ont confiance en moi. Il n’y a pas de doute qu’ils voteront pour moi et ils défendront leur suffrage par la voie légale. En cas de fraudes, on utilisera les recours légaux.

La CENI a récemment procédé à la répartition du montant accordé au financement des partis politiques. La part du lion est revenue au PUP. Etes-vous satisfait de votre cagnotte?

D’abord, je suis très déçu du partage du montant. Même si j’ai finalement accepté. La répartition était en quelque sorte à la discrétion de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), cette institution a utilisé des critères qui ne semblaient pas pertinents, mais qui se conformaient à une partie des dispositions de la loi qui dit que les montants seraient affectés proportionnellement à la représentation à l’Assemblée nationale dans les conseils communaux et communautaires. L’application de ce système pourrait expliquer cette situation par rapport à l’UFDG. Mais je pense qu’il fallait trouver d’autres critères en vue d’une répartition très consensuelle. De toute façon, on s’est incliné et on a accepté les 12 millions alors que le PUP a eu 600 millions.

Vous n’avez pas peur qu’au niveau du scrutin, la balance penche à nouveau du côté du PUP ?

C’est un risque qu’il ne faut pas éliminer, mais toujours est-il que nous faisons confiance à la CENI, ses démembrements et à nos militants qui vont exercer une vigilance forte sur l’ensemble du processus électoral. On a formé nos cadres, nos responsables pour cela. Par exemple, nos responsables sont sur pied et participent de façon active au recensement de électeurs. Nous allons maintenir la même vigilance jusqu’à la proclamation des résultats pour nous assurer que nos suffrages ne sont pas volés.

Beaucoup pensent que la confiance que vous placez dans le gouvernement Souaré est due au fait qu’il vous soit très favorable. Que répondez-vous ?

Ces gens expriment ainsi leurs sentiments. En tant que parti, je participe au gouvernement à travers le ministre chargé de la Réconciliation nationale, de la solidarité et des relations avec les Institutions républicaines. Je connais beaucoup de gens dans le gouvernement y compris le Premier Ministre. Mais je n’ai pas participé à sa formation ni au choix des cadres qui meublent aujourd’hui les cabinets.

Mais on dit que c’est le gouvernement Cellou. Ce n’est pas mon gouvernement. Je n’ai proposé aucune personne au Premier ministre en dehors du ministre Bah Oury qui est vraiment le représentant de notre parti dans le gouvernement. Je ne demande aucune faveur à ce gouvernement sauf l’organiser d’élections crédibles, libres et transparentes.

En fait, on vous accuse de vous être montré moins agressif vis-à-vis du gouvernement Souaré qui ne fait pas mieux en matière de gestion économique et financière?

Il faut dire que j’ai réagi à la tactique du gouvernement Kouyaté. C’est seulement huit (8) mois après que j’ai eu cette attitude que vous appelez agressive. Vous savez que c’est le gouvernement Kouyaté qui a cherché souvent à m’attaquer. Vous avez vu par exemple, la lettre qu’il avait adressée au ministre du Contrôle économique pour lui demander d’étendre les audits de la pêche jusqu’en 2004. Par ce qu’en 2006, je n’étais pas ministre de la pêche. Cette lettre avait été publiée par la presse. Vous avez appris qu’on m’a accusé d’organiser un coup d’Etat contre le président de la République. Aujourd’hui, j’ai dit que je soutiens le gouvernement Souaré dans la mesure où il reste fidèle aux engagements qu’il a pris au jour de son investiture. Il y a notamment deux aspects qui m’intéressent, c’est l’organisation dans les meilleurs délais des élections législatives et dans les meilleures conditions possibles. Le deuxième engagement qu’il avait pris, c’est de conduire à son terme le programme conclu avec les institutions de Bretton Woods. Ce programme est très utile parce qu’il devait aboutir à l’annulation d’une part importante de la dette du pays et libérer des ressources suffisantes pour lutter contre la pauvreté. Maintenant j’observe naturellement. Pour ma crédibilité et par honnêteté intellectuelle, je ne saurai jamais soutenir la mauvaise gouvernance, la corruption et la violation des règles et des procédures.

Vous disiez tantôt que votre soutien au gouvernement d’Ahmed Tidiane Souaré dépendait de la bonne organisation des élections et de la bonne tenue du programme formel. Pourtant le gouvernement Kouyaté ne conduisait pas mal, lui aussi, ces deux dossiers. Pourquoi cette sorte de deux poids deux mesures ?

Non, j’ai eu le temps d’observer le gouvernement Kouyaté. En terne d’amélioration de la gouvernance, il n’avait pas fait d’efforts. Il avait face aux problèmes de manière un peu populiste. Sans avoir le courage d’admettre la réalité. Il a voulu être le héros en promettant de régler les questions d’électricité. Il a fait beaucoup de marché gré à gré. Je considère que dans le contexte où il a été appelé à exercer cette fonction, il devait d’abord marquer son attachement au respect des règles et procédures. Parce que c’est la mauvaise gouvernance qui est à la source essentielle de beaucoup de nos problèmes. Lorsque Kouyaté est venu, je l’ai vu et je lui ai promis mon soutien. Mais lui, il estimait que j’étais un adversaire. Je ne vois pas pourquoi, il aurait pu me traiter comme un adversaire. Moi je ne peux pas faire un complot contre le régime du Général Conté. J’ai choisi la voie démocratique pour accéder au pouvoir. Je suis allé avec tous les coups et risques liés à la fonction de président d’un parti d’opposition.

Alors que pensez-vous de la gestion des affaires courantes par le gouvernement du Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré ?

C’est très tôt pour se prononcer. Je reconnais qu’il a eu un accueil difficile avec les grèves, la mutinerie de l’armée. Je ne suis vraiment pas à même aujourd’hui de porter un jugement sur cette gestion. Je suis dans la période d’observation.

Lors d'une conférence de presse, Ahmed Tidiane Souaré a taxé d’amateurisme les audits réalisés par le gouvernement Kouyaté. Etes-vous de cet avis et pourquoi ?

Je n’ai pas vu les audits et ses termes de référence. Je n’ai pas vu les résultats des audits. Je ne peux pas me prononcer là-dessus. Et je n’étais pas concerné. Je pense que ces audits concernaient le premier trimestre de 2007 et le dernier trimestre de 2006. A cette période je n’étais aux affaires même si Kouyaté a voulu me mettre dedans.

La majorité des Guinéens pense que le gouvernement Souaré a mal organisé la cérémonie de lancement des festivités du cinquantenaire. Etes-vous de cet avis ? Selon vous qu’est-ce qui a manqué et qu’est-ce qu’il fallait faire pour que ça soit une réussite ?

D’abord, j’étais à Labé pendant l’organisation du cinquantenaire. Mais selon ce qui a été rapporté par les médias, ç’a été un échec. Parlant des raisons de cet échec, c’est peut-être parce qu’il n’y a pas eu de rigueur dans l’organisation. Peut-être qu’on a confié des responsabilités à des amateurs. Je ne sais pas quel est le diagnostic qui a été fait. Le gouvernement devrait tirer les leçons de cet échec. Je ne pas si ces leçons sont tirées. Mais, dans n’importe quelle cérémonie, il faut qu’il y ait un minimum d’organisation, de discipline, de rigueur avec des gens qui ont l’expérience d’organiser ces choses là.

Vous avez été Premier ministre et vous briguez la majorité parlementaire aux prochaines législatives ce qui pourrait vous porter à la tête du parlement guinéen. L’un dans l’autre, comment auriez-vous réagi au fait que la Première Dame dépose la gerbe de fleurs devant les véritables représentants de l’Etat ?

Nous sommes dans un régime présidentiel. Lorsque j’étais Premier ministre, vous savez qu’il y a eu beaucoup de conflits autour du dépôt de cette gerbe de fleurs. A plusieurs reprises, il m’a désigné pour le représenter. Il a demandé à ce que je le fasse en octobre 2005. Et je l’ai fait malgré l’opposition d’un groupe de personnes. Il est allé même jusqu’à demander à ce que je reçoive le serment du président de la Cour Suprême. J’avais décliné cela et je lui ai dit que c’est à lui le président élu de recevoir ce serment. Mais, dans la constitution, il n’y a rien qui est prévu par rapport au dépôt de la gerbe de fleurs. Il est dit seulement que le président peut déléguer à son épouse, au Premier ministre ou au président de l’Assemblée nationale, une partie de ses fonctions protocolaires. Si le président a estimé qu’il était empêché et que son épouse pouvait valablement le représenter, je ne vois pas de problème majeur à cela. Je crois que ce n’est pas une violation du droit et des règles en la matière.

Votre dernier mot?

Je pense que tous les Guinéens y compris la presse devraient se mobiliser pour que les élections législatives ne soient pas reportées. Parce que il y a beaucoup de gens qui souhaitent aller à l’encontre de cette volonté de la population guinéenne. Vous devez jouer un rôle important dans la sensibilisation de ceux qui ne veulent pas que ces élections se tiennent maintenant pour infléchir leur position. Nous sommes dans une crise profonde. Personne ne peut le contester. Il est donc souhaitable qu’on ait une Assemblée dont la légitimité n’est contestée par aucun parti politique, par aucune branche de la population.

Interview réalisée par Talibé Barry
L’Indépendant,partenaire de Guineeactu.com et Africaguinee.com

  Rubrique: Interview  date: 17-Oct-2008 ŕ 19:09:06  Partager:   :

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