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Liberté de la presse:les journalistes guinéens saluent la libération de Moussa Kaka au Niger


[IMG1]Après un an de détention, le journaliste nigérien Moussa Kaka a retrouvé la liberté.Une libération unanimement saluée par la presse guinéenne.Illustration...

Saifoulaye Téliwel Diallo, journaliste à la RTG

Aujourd’hui j’ai un sentiment de joie de savoir qu’un être humain comme moi est libre à plus forte raison un confrère journaliste. Moussa Kaka c’est quelqu’un qui s’est toujours battu pour la presse africaine, il a toujours voulu la vérité par rapport à tout ce qui se passe sur le continent africain. Et comme vous le savez quand la politique se mêle au journalisme ce n’est pas facile et là Moussa était sur ses droits car il était a la recherche de l’information, c’est une joie immense pour toute l’Afrique et surtout pour la nouvelle génération. Comme c’est une libération provisoire j’espère que ca va être une libération totale pour Moussa Kaka et pour toute la presse africaine. Et que les autorités comprennent qu’une presse doit être libre car nous journalistes nous cherchons la vérité.

Hady Camara journaliste a la Télévision nationale

La libération provisoire de Moussa Kaka a été vraiment un grand plaisir en ce sens que c’est un confrère et il était dans l’exercice de son métier. Parce que le journaliste doit rendre compte on dit qu’il était en communication avec les rebelles Touaregs. Ces rebelles Touaregs il fallait qu’il ait des informations par rapport à l’itinéraire de ces rebelles et donc il fallait absolument partir vers l’information. Je prie Dieu que notre confrère Moussa Kaka ne regagne plus la prison. Dans tout les pays du monde la libération de la presse n’est pas effective les journalistes doivent aussi comprendre que la souveraineté de l’État est là, il y a des choses à préserver.

David Yombouno journaliste Ă  la RTG

J’ai un sentiment de joie, de satisfaction quand on sait que la liberté de la presse est menacée par les autorités et Moussa Kaka était dans l’exercice de ses fonctions, le pauvre a été arrêté par les autorités de Niamey qui ont pensé que cela allait avoir un impact sur l’influence qu’ils avaient par rapport au nord où se trouve les rebelles. Et donc c’est une liberté totale de toute la presse africaine et internationale parce que quand une presse est libre il faut le dire toute marche dans le pays.

Mohamed II Camara journaliste Ă  la RTG

Franchement j’ai des sentiments de joie après une année notre confrère est libre tout n’est pas encore fini pour lui mais je demanderais aux autorités de respecter la presse car c’est le quatrième pouvoir, c’est elle qui a la mission d’éduquer, de sensibiliser, d’informer donc Moussa Kaka je réjoui pour lui aujourd’hui et vive la liberté de la presse.

Mamadi Camara journaliste Ă  Horoya

Par rapport a la libération de notre confrère Moussa Kaka, j’ai un sentiment de joie, moi, ce qui ma Le plus marqué dans cette affaire c’est que RFI s’est toujours battu à ses côté, pour moi c’est un acte de sympathie, de solidarité, et vraiment la RFI n’a pas ménagé ses efforts et le résultat il a pour le moment obtenu une liberté provisoire et je pris Dieu pour qu’il ait sa liberté totale.

Diallo Thierno Souleymane journaliste Ă  la RTG

Moi la liberté provisoire de Moussa Kaka est un soulagement. Et j’avoie que je ne comprenais rien un bon journaliste comme lui qui passe une année en prison alors qu’il était dans l’exercice de son métier. Mais heureusement que les autorités du Niger ont compris elles ont pris la bonne décision, bien que cette liberté provisoire laisse un peu perplexe mais je pris Dieu pour lui.


Ibrahima Sylla "Ibra", 3è vice-Président de l'Association des Journalistes de Guinée[IMG2]

C'est vraiment regrettable ce qui est arrivé à notre confrère Moussa Kaka. Un an et 17 jours de cachot pour avoir simplement exercé son métier d'informer. Et la première question qui vient à l'esprit, est celle de savoir à qui profite réellement cette privation de liberté ? Sans compter la mauvaise publicité qu'elle a suscité pour le Niger. Surtout que les chefs d'accusation ne tenaient finalement même pas à un fil de rasoir. D'où ce chapeau pour le doyen des juges d'instruction qui a eu le courage de dire le droit en prononçant, ni plus ni moins, un non-lieu. Car le dossier s'est avéré vide. Un non-lieu refusé en son temps. Et aujourd'hui, pour sauver la face, les autorités accordent à Moussa Kaka « la liberté provisoire ». Bravo. Pourvu que ça dure. Moussa Kaka n'aura été qu'un malheureux bouc émissaire, parce que Niamey refuse toujours de reconnaître l'existence de la rébellion. Quelle politique de l'autruche !
D'autre part, cette "mise en quarantaine" de Moussa Kaka donne le sentiment que le régime de Niamey excelle bien dans les écoutes téléphoniques et n'a cure du carnet d'adresses du journaliste.
Espérons que Mamadou Tanja, au sortir de cette épreuve, car c'en a été une pour lui, refusera de se voir inscrit sur le tableau peu enviable des « Prédateurs de la presse ». Même si l'Histoire a déjà écrit sur une de ses pages sombres que « Mamadou Tanja, Président démocratiquement élu de la République du Niger a emprisonné le journaliste Moussa Kaka du 20 septembre 2007 au 7 octobre 2008 pour le simple fait par ce dernier d'avoir fait son métier de journaliste ».


Panel réalisé par Aminata Tounkara
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: A vous la parole  date: 10-Oct-2008 ŕ 13:34:59  Partager:   :

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