[IMG1]Le président sud-africain Thabo Mbeki, qui a remis dimanche sa démission au parlement, a reconnu dans un discours à la nation la persistance d'une «pauvreté abjecte» en dépit de la croissance et le «les trop nombreux défis» posés par une criminalité record.
Le président Thabo Mbeki, renvoyé par son propre parti après neuf ans à la tête du pays, a dressé le bilan positif de son gouvernement mais a, contrairement à son habitude, concédé des manques.
Partage inéquitable
"Dès 1994, nous avons lancé des politiques et des programmes conçus pour tirer le peuple d'Afrique du Sud du marais de la pauvreté et construire un pays stable, développé et prospère", a déclaré l'ancien vice-président de Nelson Mandela. "Nous avons transformé notre économie et abouti à la plus longue période de croissance continue qu'ait jamais enregistré notre pays", a-t-il continué.
Mais "les fruits de ces résultats positifs ne sont toujours pas partagés complètement et équitablement", a concédé M. Mbeki. "Une pauvreté abjecte coexiste toujours avec une extraordinaire opulence", a-t-il relevé. 43% de la population vit avec moins de deux dollars par jour 14 ans après la chute de l'apartheid et les premières élections multiraciales qui ont porté le Congrès national africain (ANC) au pouvoir.
"Nous avons également oeuvré sans relâche pour combattre la criminalité (...), pour faire en sorte que notre peuple vive en sécurité", a ajouté le président, souvent critiqué pour ne pas avoir reconnu l'ampleur de la criminalité dans le pays, une des plus élevées au monde.
"Nous devons reconnaître que les défis à relever restent nombreux dans ce domaine. Le travail devra se poursuivre pour renforcer et améliorer le système judiciaire (...) et lutter contre la criminalité et la corruption", a-t-il dit.
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 22-Sep-2008 à 02:22:24  Partager:   :  |