[IMG1]Les médecins, en grÚve depuis le 8 septembre en Guinée, ont durci leur mouvement lundi en suspendant le service minimum initialement mis en place et fermé les urgences dans les deux centres hospitaliers universitaires de Conakry, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Il n'y a plus aucun service dans les diffĂ©rents hĂŽpitaux et centres de santĂ© du pays", a expliquĂ© Ă l'AFP un porte-parole des grĂ©vistes qui n'a pas souhaitĂ© ĂȘtre citĂ©. Le gouvernement "ne nous prend pas au sĂ©rieux", a-t-il dĂ©plorĂ© pour justifier ce durcissement.
"Nous ne demandons que la signature de notre statut, un statut particulier que nous demandons au mĂȘme titre que les policiers, les enseignants et tant d'autres corps de l'administration guinĂ©enne", a-t-il prĂ©cisĂ©.
Les grévistes dénoncent une "violation du protocole d'accord" signé avec le gouvernement. Ce texte prévoyait la signature du statut particulier des médecins au plus tard fin août.
La secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du syndicat professionnel de la santĂ© Pierrette Tolno a expliquĂ© Ă l'AFP ĂȘtre en entretien avec la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la ConfĂ©dĂ©ration nationale des travailleurs de GuinĂ©e (CNTG) Hadja Rabiatou SĂ©rah Diallo Ă la Bourse du Travail.
Le correspondant de l'AFP a vu plusieurs familles retirer leurs malades du CHU Ignace Deen faute de soins.
"Nous allons les ramener chez nous, ils vont mourir là -bas et on sera tranquille", explique Mariama Camara dont l'époux hospitalisé en urologie devait subir une intervention chirurgicale mardi.
Aucune réaction officielle n'était disponible lundi
Source:AFP
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  Rubrique: Politique  date: 15-Sep-2008 à 18:58:05  Partager:   :  |