 |
| Detail de la News |
Conférence du ministre mauritanien de la justice à Genève: " Nous ne voulons pas qu’on pénalise la M
[IMG1]Le ministre mauritanien de la justice, Amadou Tidjane Bah a tenu mercredi au palais des Nations Unies à Genève, une conférence sur le dialogue et la situation des droits de l’homme en Mauritanie.
D’entrée de jeu, le chef du département de la justice mauritanienne a rappelé les causes de la prise du pouvoir par la junte militaire dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Selon, M.Tidiane Bah, la crise mauritanienne n’est pas militaire, mais d’origine parlementaire. « Ce qui s’est passé en Mauritanie ne vient pas d’abord d’une action militaire, la crise a commencé par une crise parlementaire.Le parlement mauritanien s’est aperçu que pour son travail de contrôle de l’action du gouvernement, il y avait des blocages qui venaient de l’exécutif. » s’est justifié M. Bah. « Le résultat de cette situation a été le blocage des institutions mauritaniennes ; il n’y avait plus de conseil des ministres, de travail administratif et le gouvernement n’avait plus la confiance du parlement(…). C’est dans ce contexte que l’armée est intervenue » a-t-il ajouté.
Pour le ministre mauritanien de la justice, l’ancien président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a limogé, en violant la constitution, plusieurs officiers de l’armée mauritanienne, soupçonnés d’intelligence avec le parlement. « L’ex président a fait un communiqué la veille (Ndlr : de la prise du pouvoir par la junte militaire, le 6 août dernier), limogeant le chef d’état major de la gendarmerie, le chef d’état major de la garde,le chef d’état major de la sécurité ;alors que la loi mauritanienne prévoit qu’il faut un décret après consultation du ministre de la défense et du ministre de l’intérieur. Mais au lieu d’un décret, il y a eu un communiqué qui a décapité les forces de défense de notre pays. », a déclaré M.Bah. Selon le ministre, la prise du pouvoir par la junte a été précipitée par le refus de l’ex président de revenir sur sa décision, mettant en péril la stabilité du pays. « Face au refus du président, nous sommes obligés de prendre nos responsabilités en tant qu’armée républicaine. » a-t-il poursuivi.
Pour le ministre mauritanien de la justice, ce qui s’est passé dans son pays n’est pas un coup d’Etat classique. « Toutes les institutions mauritaniennes fonctionnent, aucune n’a été dissoute après la prise du pouvoir par l’armée. Seule la tête de l’exécutif a été touchée, parce que nous nous sommes rendu compte que le pouvoir était dans la rue. » a précisé M. Bah
Sur le sort de l’ancien président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et de ses proches, le ministre la justice a estimé qu’il vit dans de bonnes conditions à Nouakchott. «La sécurité de l’ancien président est parfaitement garantie. Il vit dans une belle résidence surveillée avec un médecin qui le surveille au quotidien. Il a accès aux journaux y compris le coran ,pour ses lectures. »
Face à l’inquiétude de la communauté internationale sur la situation politique dans son pays, le ministre mauritanien de la justice s’est montré rassurant. "La Mauritanie s’engage à respecter ses engagements internationaux, y compris ceux relatifs au droits de l’Homme. » a assuré M.Bah.
Quand à l’organisation d’élections présidentielles, le chef du département de la justice a rappelé les promesses de la junte au pouvoir. « Le pouvoir en Mauritanie s’engage à remettre le pouvoir aux civils dans les plus brefs délais. Le haut conseil de l’Etat s’est engagé à organiser des journées de réflexions pour fixer une date à l’élection présidentielle. » a martelé M.Bah
Le ministre mauritanien de la justice a lancé un appel à la communauté internationale, pour soutenir son pays. « Nous ne voulons pas qu’on pénalise la Mauritanie, parce qu’elle a voulue rétablir l’ordre et la stabilité. "Nous sommes heureux de constater que le parlement européen a revu sa position quand il s’est aperçu que le dialogue est devenu une réalité pour que la Mauritanie sorte de sa crise. » a déclaré M. Bah. « Si on nous fait un réquisitoire, cela ne nous aide pas, nous voulons de la communauté internationale des propositions concrètes pour une sortie de crise en Mauritanie » a conclu le ministre Amadou Tidiane Bah .
A noter que cette conférence a été organisée par l’ONG Interfaith international, représentée par Biro Diawara, en présence de l’ambassadeur de Mauritanie à Genève, son excellence Madame Mounina Mint Abdellah, à l’occasion de la 9 ème session du conseil des droits de l’Homme qui se tient actuellement au palais des Nations Unies à Genève.
Mamadou Kaba Souaré
Directeur de Publication
d'Africaguinee.com
|
  Rubrique: News Afrique  date: 11-Sep-2008 ŕ 11:29:58  Partager:   :  |
|
|
|
The Nun'S copyright -- design by Nun'S