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Organisation en octobre d'un symposium sur les mines en Guinée


[IMG1]La Guinée veut d'abord rendre visible l'avenir de son secteur minier avant de déclencher le processus d'une véritable industrie minière, a déclaré, mercredi à la PANA, Mohamed Sedna Nansoko, directeur général des Etudes et de la Prospective, ajoutant qu'un symposium se tiendra du 12 au 13 octobre prochain dans le cadre cyclique des efforts de promotion de la filière entrepris par les pouvoirs publics depuis 2000.

"Il faut que l'activité minière soit soutenue sur le plan international. Il s'agit de faire la promotion du secteur et de lui donner l'élan et les ressources nécessaires pour son développement", a-t-il expliqué.

Le symposium, qui sera organisé par le ministère des Mines et de la Géologie en collaboration avec la société AMTRADE du Royaume- Uni, prévoit l'organisation de panels, de débats, d'échanges d'idées et d'expériences avec les professionnels du secteur minier, les banquiers, les juristes, les environnementalistes.

La fiscalité minière, le développement durable et la législation minière en Guinée seront également au centre des débats du symposium en vue de rassurer les investisseurs.

L'autre but recherché à l'occasion de cette rencontre est la décrispation de la tension née de la révision des accords miniers amorcée en 2007 par le gouvernement au lendemain de la grève générale de janvier et février 2007 déclenchée par les syndicats qui avaient exigé la mise à plat des conventions minières.

"La révision des conventions minières figurera en bonne place dans les débats. Elle n'est pas une nouvelle démarche. Toutes les conventions en cours d'exécution prévoient des dispositions qui stipulent que chacune des parties peut faire appel à son partenaire pour des négociations, chaque fois qu'elle voit son intérêt déséquilibré", fait observer M. Nansoko.

On rappelle que la production guinéenne d'alumine avoisine les 12 millions de tonnes par an, alors que celles du fer et de l'or sont respectivement estimées à plus de 170 millions de tonnes et à plus de 20.000 tonnes. En bauxite, dont la Guinée est le second producteur après l'Australie, le potentiel guinéen est évalué à 40 milliards de tonnes, soit les 2/3 des réserves mondiales.

Les estimations des ressources aurifères font état de 1.000 tonnes avec une production annuelle de plus de 15 tonnes, celles du diamant sont estimées à 30 millions de carats. Les experts font également état de la présence d'uranium, de calcaire, de nickel, de titane de cobalt, de pétrole et de gaz en certains points du territoire guinéen.

Source:PANAPRESS
Africaguinee.com

  Rubrique: Economie  date: 13-Aug-2008 à 20:45:30  Partager:   :

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