[IMG1]La grève déclenchée lundi par la Fédération syndicale professionnelle de la Santé se poursuit dans la capitale guinéenne et dans les préfectures intérieures, avec un service minimum insuffisant, a constaté APA.
Des négociations ont été entamées entre les grévistes et le ministre de la Santé et de l’Hygiène, Mme Mariame Béavogui, qui a invité lundi soir les médecins à reprendre le travail pour ne pas « sacrifier la vie des malades ».
A défaut d’une reprise effective du travail, Mme la ministre a convié le personnel médical à assurer un service minimum dans les hôpitaux et autres centres de santé de Conakry et dans le pays profond.
Selon des témoins joints ce mardi par APA, « la grève est largement suivie dans les principales agglomérations du pays, notamment à Kankan, en Haute Guinée, à N’Zérékoré en Guinée Forestière et à Labé en Moyenne Guinée ».
Dans leur plateforme revendicative, les grévistes exigent « l’adoption d’un statut particulier du médecin, le paiement d’une prime de risques, la majoration de la prime de blouse, 6 000 francs guinéens comme prime de transport par jour soit, 144 000 francs guinéens pour 24 jours (environ 14 000 FCFA) ».
Les médecins réclament également « le doublement des points d’indice, la majoration de la prime d’éloignement, le paiement des frais d’installation pour les nouveaux engagés, le paiement mensuel des pensions de retraite, un avancement en grade et en échelon avec rappel pour le personnel médical, la dotation en riz du personnel de la santé ».
Enfin, les grévistes exigent la « majoration de la prime de logement et le paiement de 18 mois d’arriérés de salaire pour les 625 fonctionnaires engagés en février 2005 au compte de la santé ».
Depuis au moins trois mois, le Gouvernement guinéen fait face à une série de revendications sociales, qui a d’abord commencé avec les militaires, ensuite la police, la douane et le corps enseignant.
Source:APA
Africaguinee.com |
  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 12-Aug-2008 ŕ 20:44:52  Partager:   :  |