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Obsèques militants de l’opposition : Des leaders politiques s’expriment…





Conakry- Plusieurs leaders des partis politiques de l’opposition présents aux obsèques d’Amadou Baïlo Barry et de Mamadou Dalaba Barry, ont fait part de leur tristesse sur la mort de ces jeunes par balles, a constaté Africaguinée.com.

Nous vous proposons ce panel de réactions de quelques responsables politiques :

Sidya Touré, président de l’union des forces républicaines (UFR)

« Je crois que ceci est conforme à nos religions. C’est pourquoi nous sommes venus participer au deuil de la famille et assister à cet enterrement qui est bien dommage. Ce qui est dommage, c’est qu’on enterre des guinéens qui sont tombés sous les balles. Je pense, autant on met la promptitude à essayer de trouver des solutions à certains problèmes, autant il faut faire en sorte que ces genres de choses ne continuent pas de se répéter en permanence. C’est notre vœu et notre souhait ».


Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition, leader de l’union des forces du changement (UFC)




« Aujourd’hui encore comme par le passé, nous sommes tristes parce que nous accompagnons à leur dernier demeure deux jeunes qui n’ont commis aucun crime, et n’ont commis aucun délit, mais qui malheureusement, ont fait l’objet des tirs à balles réelles de la part des forces de l’ordre. Ce qui nous rend davantage tristes, c’est que ce sont des jeunes qui n’ont absolument rien à se reprocher, qui n’étaient même pas dans une manifestation et qui vont être enterré sans que les coupables ne soient identifiés et qui soient punis. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est de prier pour que leur âme repose en paix, que de pareille chose ne se répète plus dans ce pays, que Dieu inspire nos dirigeants afin qu’ils aient plus de respect pour la vie humaine, qu’ils aient plus de respect pour les libertés démocratiques et pour les libertés individuelles et collectives ».



Jean Marie Doré, président de l’union pour le progrès de la Guinée (UPG)




« C’est toujours triste, pour une raison ou pour une autre, un pays enterre sa jeunesse. C’est un constat d’échec. On n’a pas pu trouver une autre façon de parler à son peuple et à l’avenir de son peuple. L’avenir d’un peuple c’est sa jeunesse. Je regrette que ces deux jeunes soient morts. Il faut qu’on applique les lois, que ceux qui sont chargé de service de maintien d’ordre soient bien formés à la mission qui leur incombe à la sécurité des citoyens. Je crois qu’il y a un problème de formation. S’ils sont bien formés, s’ils ont appris la déontologie de leur métier, ils pourront maintenir l’ordre sans qu’il en résulte des morts. C’est un problème de fond, ce n’est pas en un discours qu’on peut le régler. Il faut une politique de sécurité qui incorpore la formation, les moyens, l’information de la population pour que le policier, le gendarme, le militaire, fasse son métier sans qu’il en résulte des morts. Je suis triste, quelque soit le bord qu’ont appartenu ces jeunes gens, ce n’est pas bon qu’un pays assiste à l’enterrement de son avenir, c’es-à-dire sa jeunesse ».

Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
(+224) 664 93 46 24




  Rubrique: Politique  date: 07-Dec-2013 ŕ 12:30:19  Partager:   :

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