
BAMAKO- Que risque le GĂ©nĂ©ral Amadou Aya Sanogo aprĂšs la dĂ©couverte du charnier prĂšs du camp de Kati ? Dâautres officiers supĂ©rieurs de lâarmĂ©e seraient t-ils dans le collimateur de la justice malienne ? ChargĂ© de communication du dĂ©partement malien chargĂ© de la justice, Alhassane Diarra a acceptĂ© de rĂ©pondre aux questions de notre rĂ©daction. Dans cette interview exclusive, il donne aussi quelques Ă©lĂ©ments sur ces moments de crise qui ont causĂ© la mort de plusieurs de ses compatriotes. Exclusif !!!
AFRICAGUINEE.COM : Une semaine aprĂšs lâinculpation du GĂ©nĂ©ral Sanogo, un charnier a Ă©tĂ© dĂ©couvert Ă Kati ce mercredi, dites-nous quel va ĂȘtre la suite de la procĂ©dure dans ce dossier aprĂšs cette dĂ©couverte ?
ALHASSANE DIARRA : Bon la suite de procĂ©dure, on peut dire que les choses sâaccĂ©lĂšrent avec bien sĂ»r la dĂ©couverte du charnier. Câest quand mĂȘme des Ă©lĂ©ments palpables qui viendront mettre Ă jour la complicitĂ© de lâex junte. Aujourdâhui on a dĂ©cidĂ© de mettre le reste des corps Ă un groupe spĂ©cifique avec la collaboration de la France qui est en train de procĂ©der Ă une explication. Ce qui est sĂ»r et certain, les choses vont Ă©voluer rapidement peut-ĂȘtre jusquâĂ ce quâon appelle la requalification des faits reprochĂ©s Ă Monsieur Amadou Aya Sanogo et ses complices. Parce que dans un premier temps on avait dit quâil serait soupçonnĂ© de complicitĂ© dâenlĂšvement, maintenant que la preuve est lĂ , certainement le juge chargĂ© du dossier pourra requalifier les faits autrement.
AFRICAGUINEE.COM : Est-ce quâĂ ce jour on a rĂ©ussi Ă identifier certains corps ?
ALHASSANE DIARRA : Bon, identifier ça serait trop dire ! Mais on a retrouvĂ© des cartes dâidentitĂ© chez certains, on a trouvĂ© mĂȘme de lâargent chez dâautres. Donc, ce qui fait quâon peut dire que les choses pourront aller vite.
AFRICAGUINEE.COM : Pouvez-vous nous en dire un peu sur les conditions de détention du général Sanogo ?
ALHASSANE DIARRA : Depuis quâil est aux arrĂȘts je ne suis pas allĂ© Ă son lieu de dĂ©tention, mais selon les informations que nous avons, ces conditions ne sont pas mal. Hier un des avocats a mĂȘme fait un Ă©tat de conditions optimales. Franchement on me dit quâil est dans de bonnes conditions.
AFRICAGUINEE.COM : Est-ce quâil bĂ©nĂ©ficie de la visite de ses proches ?
ALHASSANE DIARRA : Oui bien sĂ»r, une fois quâils sont munis dâun papier en bonne et due forme, il nâya aucun problĂšme ! Dans un premier temps on a eu des difficultĂ©s de procĂ©dures avec certains de ses avocats qui se sont prĂ©sentĂ©s Ă la maison dâarrĂȘt sous le prĂ©texte fallacieux quâils sont ses avocats sans pour autant le prouver. On a dit que ce nâest pas possible dans la mesure oĂč il faut quâils passent se faire enregistrer ou avoir ce quâon appelle une lettre de constitution. Une fois que cela a Ă©tĂ© fait il nây a eu aucun problĂšme pour ses avocats dâavoir accĂšs Ă lui (M. Sanogo, ndlr).
AFRICAGUINEE.COM : Voulez-vous dire que les allĂ©gations selon lesquelles ils (les avocats de M. Sanogo) auraient Ă©tĂ© empĂȘchĂ©s de le rencontrer ne sont pas fondĂ©es ?
ALHASSANE DIARRA : Non, absolument pas ! C sont des vices de procĂ©dures. Les avocats nâavaient vraiment pas raison. Commet se fait-il quâils se prĂ©sentent devant une maison dâarrĂȘt pour dire que ââje suis lâavocat de telââ sans aucun acte constitutif qui pouvait prouver cela.
Entretien réalisé par Diallo Boubacar 1
En collaboration avec SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour Africaguinee.com
Tel : (00224) 664 93 51 32
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  Rubrique: Interview  date: 06-Dec-2013 à 10:42:59  Partager:   :  |