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Préfecture de Mali : Rançonnement à outrance et bastonnade de citoyens à Nyafou…





MALI- Les forces de sécurités postées à Nyafou, localité située à la frontière Guinée-Mali-Sénégal, sous préfecture de Balaki, se livrent à des pratiques peu orthodoxes. Boulimiques, les biens des passants aiguisent leur appétit et les poussent à la rançon, allant jusqu’à la bastonnade pour les citoyens téméraires, a appris Africaguinee.com.

Selon nos informations, dans cette localité, une levée de barrage ruine tous les jours les citoyens et remplie les poches des forces de l’ordre au détriment du trésor public du pays. Boubacar Bah citoyen de Nyafou en a payé les frais.

Le 21 novembre 2013, Boubacar Bah venant du côté du Sénégal pour rejoindre sa famille dans le village de Nyafou a eu le malheur de n’avoir pas sur lui le prix de la rançon ‘’pardon de la levée de barrage’’. Il est bloqué. Après quelques négociations infructueuses, un des agents, aidé par ses collègues se jette sur lui et le roue de coups. Boubacar subit une copieuse bastonnade au cours de laquelle il perd trois de ses dents. Transporté au poste de police où il attendait d’être transféré au poste de santé, son beau frère mis au parfum, accoure pour s’enquérir de la situation. Il est aussi passé à tabacs par les agents.

Les villageois de Nyafou exaspérés par les rançons auraient eux aussi mis en route pour Mali centre une délégation munie d’une autre plainte.

Selon Boubacar Bah et ceux qui l’accompagnent à Mali Centre pour porter plainte ‘’pour bastonnade, coups et blessures’’ par les agents qui tiennent le barrage de Nyafou, ‘’toute traversée dans un sens ou dans un autre dudit barrage par une personne qui qu’elle soit, serait conditionnée au payement pour les poches des agents de la façon suivante :

Piéton : 1.000 FCFA soit 13.800 FG
Bicyclette : 2.000 Francs CFA soit 27600 FG
Moto : 8.000 Francs CFA soit 110.400 FG
Véhicule : 15.000 Francs CFA soit 207.000 FG’’


A en croire à monsieur Bah, même les fidèles musulmans qui traversent le lieu les Vendredi pour aller prier de l’autre côté du barrage seraient strictement soumis à la règle ainsi que les citoyens qui ont leurs champs derrière le barrage.

Contacté, une source proche du haut commandement de la gendarmerie nous a indiqué ne pas être informé de ces actes : ‘’ c’est ma première nouvelle’’, nous a-t-elle répondu tout en nous promettant de nous rappeler après vérification.

Nous reviendrons !

Africaguinee.com

  Rubrique: Echos de nos régions  date: 05-Dec-2013 à 13:21:44  Partager:   :

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