Detail de la News

Découverte:La compagnie théâtrale "Nimité" au service de la culture guinéenne!


[IMG1]Depuis 2000 des jeunes guinéens, ont eu l’initiative de pratiquer ensemble le théâtre afin de se perfectionner et servir loyalement la culture guinéenne. Restant fidèle à son idéologie, la Compagnie Nimité Théâtre de Guinée a participé à plusieurs manifestations théâtrales à travers le pays.Nous avons rencontré, le président de ce groupe de théâtre, Ibrahima Kalil Bangoura.Il nous parle des problèmes rencontré par sa compagnie, leur ambition , leur vision du monde du théâtre en Guinée. Entretien !

Africaguinee.com: D’où vous vient l’initiative de créer cette compagnie ?

Ibrahima Kalil Bangoura : Cette compagnie a été en 2000, l’initiative est venue autour d’une pièce de théâtre écrite par l’un d’entre nous(Ndlr :la compagnie regroupe cinq artistes : Ibrahima Kalil Bangoura, Daouda Souleymane Bah,Mamadou Lamine Bah,Amadou Camara, M'balia Sylla). L’objective était de filmer cette pièce et de la mettre a la disposition, mais a travers nos séances de répétitions on a compris qu’il était mieux de faire un théâtre « live » qu’un théâtre filmé surtout qu’a l’époque une pièce devait nous coûter très cher et il n’y avait presque pas de revenu.

C’est quoi Nimité et pourquoi ce nom?

Nimité en fait, c’est le chapeau traditionnel africain, vous savez le chapeau est le symbole de la loi chez nous en Afrique et nous sommes tous unanimes que nul ne n’est au dessus de la loi donc c’est ce chapeau qui protège l’homme contre les intempéries de la nature et la loi aussi protège les citoyens.


Parlez nous de quelques difficultés que vous rencontrez?

Les difficultés ont été énormes, par exemple le retrait imprévu de certains comédiens, le manque de lieu de répétition, manque de moyen financier, manque de lieu de diffusion de nos créations, voila entre autres quelques difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

D’après vous cela est dû a quoi?

Cela est dû à la politique culturelle du pays mais avec la création d’un nouveau ministère de la culture peut être que ce ministère nous aidera à surmonter tout ces problèmes.

Parlez nous de quelques une de vos créations…

Notre première création fut la justice en l’arme écrite par un membre de la compagnie qui parlait des problèmes sociaux, de l’excision etc. Il y a aussi « Trito » ou la fille têtue texte d’un béninois Jean Pliya, la toute dernière s’intitule « le calvaire » ; cette pièce parle un peu des causes du retard de l’Afrique et propose des solutions de sortie de crise. Il y a point de presse par excellence etc.

Vous avez des cachets après chaque spectacle?[IMG2]

Oui !Quelques festivals le Kini-Afrique, le festival international de théâtre de Guinée, l’évènement femme et théâtre de Guinée par exemple mais les autres non.


Quels sont vos sentiments aujourd’hui par rapport a la création d’un ministère de la culture?

Nous franchement, nous en sommes très fiers ; mais on sera encore fière si ce département répond à nos attentes parce qu’elles sont énormes. Dans le domaine artistique on en a plein d’artistes aujourd’hui qui ont servi ce pays mais il faut les voir vous avez pitié d’eux on souhaite vraiment qu’il puisse s’occuper de nous que l’homme de la culture aussi vive de son travail.

quelles sont vos ambitions?

R : C’est de se professionnaliser dans le théâtre, participer à des festivals en Afrique et dans le monde, créer notre propre évènements…

Le mot de la fin….

C’est de remercier l’ensemble des structures qui organisent les évènements théâtraux en République de Guinée, remercier le Centre Culturel Franco-Guinéen qui fait son mieux et exhorter les décideurs à faire face à la culture guinéenne qui est presque dans un état comateux. Nous remercions également votre site que nous consultons régulièrement et qui fait beaucoup pour la culture guinéenne.

Interview réalisée par Aminata Tounkara
Depuis Conakry
Pour Africaguinee.com




  Rubrique: Interview  date: 11-Jul-2008 ŕ 12:58:13  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S