[IMG1]A tout seigneur tout honneur ! Salif Keïta, le « mandè mansa » coiffé d’un bonnet orné de cauris que portent généralement les chefs traditionnels en pays mandingue, comme pour rappeler ses origines, a fait vibrer comme on s’y attendait la grande halle de la villette à Paris, pleine à craquer où chants, danses, et humour se succédaient durant toute la soirée.
C’est en véritable one-man show et dans une ambiance de « fête au village » que l’albinos le plus célèbre a partagé avec son public qu’il a bercé par sa voix et sa musique si sensuelles. Par endroit, il faisait rire toute la salle en ironisant sur sa propre vie ou sur la nouvelle politique d’immigration notamment en France.
Il a par exemple demandé avec beaucoup d’humour de l’accepter en France et de l’aider à trouver du travail : « il ya 35 ans que je cherche désespérément du boulot en Afrique sans succès parce que je suis un blanc ». Il a aussi parlé des difficultés qu’ont les artistes africains à se produire en occident à cause des taxes pour excédents de bagages …
Tout de même après une série de chansons, il a tenu avant de clore la fête à rendre hommage avec beaucoup d’émotions à la Guinée qui l’a adoptée et qu’il « promet de ne jamais oublié jusqu’ à sa mort » à travers le titre Mandjou dédié au premier président guinéen ,feu Ahmed Sékou Touré.
A rappeler que ce concert « live » de Salif Keita qui s’est déroulé le 3 juillet dernier, s'inscrit dans le cadre du festival Afrique(s) qui se tient à Paris du 24 juin au 12 juillet 2008.Ce festival est organisé par le ministère français de la culture et de la communication avec l'appui de la commission européenne pour l'année 2008 du dialogue interculturel.
Depuis Paris
Un compte-rendu d’Aliou Souaré
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Culture  date: 08-Jul-2008 ŕ 11:04:09  Partager:   :  |