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Mort subite de l’adulte : on peut limiter les risques





La mort subite, c’est un arrĂŞt cardiaque et respiratoire brutal. Chez les adultes jeunes, elle peut s’expliquer par une cardiopathie hypertrophique : le muscle cardiaque est Ă©paissi, ce qui gĂŞne la circulation du sang. Il peut Ă©galement s’agir de troubles du rythme cardiaque, ou encore d’anomalies congĂ©nitales des artères coronaires ou du muscle cardiaque. PassĂ© 40 ans, la mort subite est le plus souvent consĂ©cutive Ă  un infarctus : l’obstruction soudaine d’une des coronaires empĂŞche la bonne irrigation du cĹ“ur.

Existe-t-il des signes annonciateurs ?

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le terme de mort subite, l’arrêt cardiaque est le plus souvent précédé de symptômes qu’il ne faut pas négliger. Des signes diffus tels que des palpitations, des douleurs ou des malaises à l’effort nécessitent de consulter un médecin. Ils sont trop souvent négligés, notamment par les sportifs, alors que ce sont des signaux d’alerte. Mais le plus caractéristique est une douleur thoracique oppressante qui irradie dans le dos, le bras gauche, la mâchoire et qui peut s’accompagner d’une fatigue intense, de sueurs… Si elle ne cède pas au bout de quelques minutes, il faut arrêter immédiatement toute activité et appeler le 15 sans attendre.

Le sport est-il dangereux ?

La pratique d’une activité physique régulière contribue à la bonne santé cardiovasculaire. Mais s’il existe une pathologie cardiaque, notamment héréditaire, c’est souvent lors d’un entraînement qu’elle va se révéler. D’où l’importance de faire un véritable bilan avec son médecin traitant quand on pratique assidûment une activité sportive. C’est encore plus important avant de s’y remettre après 35 ans, lorsqu’on n’en a pas fait depuis des années.

La prĂ©vention de ces accidents est-elle possible ?

Oui, Ă  condition que les risques aient Ă©tĂ© identifiĂ©s. VoilĂ  pourquoi il ne faut nĂ©gliger aucun symptĂ´me inhabituel, Ă  l’effort comme au repos. Tout antĂ©cĂ©dent de mort subite dans la famille doit Ă©galement amener Ă  faire un bilan cardiaque. En cas de maladie coronaire, l’angioplastie ou la chirurgie assureront une bonne revascularisation. Chez un patient souffrant de cardiopathie Ă  risque de mort subite, on implantera souvent un dĂ©fibrillateur : ce petit boĂ®tier placĂ© sous la peau enverra un choc Ă©lectrique en cas d’arrĂŞt cardiaque.

Face Ă  un arrĂŞt cardiaque, on peut encore agir ?

Bien sĂ»r, la mort subite n’est pas une fatalitĂ©, Ă  condition de former le grand public aux gestes de premier secours. Actuellement le taux de survie est de 3 %. Il pourrait passer Ă  30 % si les tĂ©moins d’un arrĂŞt cardiaque avaient systĂ©matiquement le rĂ©flexe d’appeler le 15 et de pratiquer un massage cardiaque. Il faudrait Ă©galement que les lieux publics soient mieux Ă©quipĂ©s en dĂ©fibrillateurs : quand le choc Ă©lectrique est dĂ©livrĂ© sur place, le taux de survie est multipliĂ© par quinze.

Topsante.com

  Rubrique: SantĂ©  date: 13-Oct-2013 ŕ 20:21:29  Partager:   :

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