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Côte d'Ivoire: des mutins de l'ex-rébellion démentent s'être rendus


[IMG1]Des négociations étaient en cours dimanche pour ramener l'ordre dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire, où des soldats de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) se sont soulevés samedi contre leurs chefs pour réclamer notamment de meilleures conditions de vie.

"Nous sommes en pourparlers pour ramener le calme", a affirmé le commandant Issiaka Ouattara, dit Wattao, responsable par intérim de la zone de Séguéla, où a éclaté la mutinerie.

"J'ai donné l'ordre à mes hommes de ne pas tirer et de rester en place", a ajouté le numéro deux de l'état-major des FN qui revenait dimanche à Séguéla avec sa garde rapprochée après une réunion à Bouaké (centre), quartier général de l'ex-rébellion.

Le commandant de la zone de Séguéla a précisé avoir reçu des ordres du Premier ministre Guillaume Soro, également chef des FN, de "maintenir le calme, c'est tout".

"Le Premier ministre a donné des instructions claires pour qu'il n'y ait pas un seul coup de feu", a assuré de son côté Alain Lobognon, conseiller en communication de M. Soro et directeur de la communication des FN.

Le soulèvement survenu samedi à Séguéla et Vavoua, une ville distante de 70 km, est simplement le fait "d'éléments contestataires", a expliqué à l'AFP M. Lobognon.

Ces éléments sont désormais, à leur demande, "sous la protection de l'Onuci (Opération de maintien de la paix des Nations unies en Côte d'Ivoire) et de (la force française) Licorne", a-t-il affirmé.

M. Lobognon a ajouté que "les +forces impartiales+ (Onuci et Licorne) sont en contact avec l'état-major FN pour la mise en oeuvre d'un plan de sécurisation".

Dans la matinée, des mutins ont démenti à l'AFP avoir rendu les armes, contrairement à ce qu'avait annoncé samedi soir la direction des FN.

"Nous n'allons jamais rentrer en caserne tant que nos revendications ne sont pas prises en compte", a expliqué le caporal Abdoulaye Koné, affirmant s'exprimer au nom des mutins de Vavoua.

A Séguéla, mutins et soldats FN loyalistes stationnaient sur leurs positions respectives, selon une source rebelle ayant requis l'anonymat.

Une confrontation armée a eu lieu samedi faisant un mort chez les mutins et deux blessés, probablement "des civils", selon un bilan des FN qui affirmaient avoir repris le contrôle des deux villes.

De sources concordantes, la mutinerie a éclaté en raison de l'annonce vendredi par le commandant Wattao de l'affectation de nouveaux de chefs dans cette zone.

Les mutins, qui font partie des civils recrutés par la rébellion pendant le conflit, ont refusé de passer sous les ordres de "militaires de carrière", des soldats de l'armée nationale qui ont déserté pour rallier les FN.

Les nouvelles affectations ont été prises pour "ramener un peu d'ordre" et notamment "lutter contre le racket", a justifié le porte-parole militaire des FN, Seydou Outtara.

Elles interviennent après le limogeage le 18 mai du "Com Zone" Zacharia Koné relevé de ses fonctions pour "acte d'indiscipline". Ce chef de guerre, qui tenait la zone de Séguéla depuis l'éclatement de la rébellion en septembre 2002, s'est depuis exilé à Ouagadougou.

D'autres revendications ont été exprimés par les mutins qui réclament de meilleurs conditions de vie et le versement des primes de démobilisation prévues dans le cadre du processus de désarmement.

Ce processus est l'un des volets de l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007 entre la rébellion et le président Laurent Gbagbo sous l'égide du président burkinabè Blaise Compaoré.

L'accord prévoit aussi la réunification du pays, dont la moitié nord est toujours sous contrôle des FN, et une élection présidentielle, fixée au 30 novembre 2008.

Africaguinee.com
SourcE:afp

  Rubrique: News Afrique  date: 29-Jun-2008 ŕ 21:52:16  Partager:   :

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