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Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG):Réalité et Difficultés


[IMG1]L'institut supérieur des arts de Guinée(ISAG), fruit de la récente décentralisation des institutions d'enseignement supérieur, a ouvert ses portes le 1er mars 2004 dans la commune urbaine de Dubréka, située à 55 kilomètres de Conakry.

Crée dans le but de former des artistes professionnels et des cadres supérieurs aux techniques des Arts du spectacle dans leurs aspects patrimoniaux et modernes avec à la clé la redynamisation de la culture guinéenne, cet institut fait aujourd'hui figure de parent pauvre. Pourtant l'idéal du gouvernement est la formation des cadres compétents et compétitifs sur le marché national, voir international. Toute chose qui devrait contribuer à la promotion et au rayonnement des Arts et cultures en Guinée.

L'ISAG, dirigé par Siba Fassou, ancien directeur du théâtre national compte aujourd’hui un effectif de près de 4000 étudiants repartis en tronc commun au niveau des quatre départements qui le compose à savoir les départements de l'Art dramatique, du cinéma audiovisuel de musique et musicologie et des beaux Arts.

Outre ces départements, l'institut dispose des filières de son, de montage et de metteurs en scène.[IMG2]

L'objectif de cette jeune institution étant la formation d'une nouvelle vague d'artistes capables de maitriser le mécanisme de la création artistique, de la conception d'une oeuvre musicale ou cinématographique.

Mais il faut dire que depuis 2004, L'ISAG est confronté à de sérieuses difficultés. Et ses maux vont du manque de professeurs nationaux qualifiés à l'insuffisance d'infrastructures et d'équipements adéquats pour les cours y compris les travaux pratiques. La formation est assurée actuellement par quatre experts Ivoiriens et des professeurs nationaux. " Nos conditions d'évolution sont pénibles. Actuellement, nous souhaitons que le gouvernement apporte certaines solutions aux problèmes posés afin que l'année universitaire 2008-2009 soit meilleure par rapport aux précédentes. Surtout que nous venons d'avoir un département en charge de la culture dans notre pays ", confie un responsable de cette institution.

Il faut aussi signaler que nombreux étudiants orientés à L'ISAG n'ont pas vraiment opté pour la chose culturelle d'où leur désintéressement.

Youssouf KEITA
envoyé spécial à Dubréka
+00224 60450296



  Rubrique: Dossier du Jour  date: 29-Jun-2008 à 17:41:23  Partager:   :

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