[IMG1]Les policiers sont visibles ce jeudi dans plusieurs carrefours et ronds-points de la capitale Conakry. Et ce, après 10 jours de débrayage qui ont causé d'importantes pertes en vies humaines et de dégâts matériels importants suite aux accrochages entre policiers et militaires à la CMIS à Camayenne.
Cette timide reprise du travail intervient après l'appel du chef d'Etat major des armées Diarra Camara et celui du nouveau ministre de la sécurité Mohamed Damba qui, à son tour, a rassuré la police que ses revendications seront étudiées afin de trouver une solution heureuse à la crise. Au pont 8 novembre à Kaloum, la police routière était visible. D'autres policiers étaient également présents dans les carrefours de la banlieue de Conakry.
Seulement à Kaloum, siège de l'administration, les gendarmes régulent encore la circulation. Par exemple sur la rue qui mène au Camp Almamy Samory Touré et celles du centre-vile, ce sont les gendarmes, armés de matraques et autres caoutchoucs, qui font encore la loi. Et prêts à corriger tout chauffeur ou taximan indélicat.
Les commissariats par contre restent, en grand nombre, fermés. Selon une source policière, les policiers s'apprêtent demain vendredi à enterrer leurs morts tombés, mardi 17 juin dernier, sous les balles des militaires.
Mamadou Camara
Depuis Conakry pour africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 26-Jun-2008 à 16:35:10  Partager:   :  |