
CONAKRY- Le gouvernement guinéen a interpellé l’opposition face à ses menaces reprendre ses manifestations de rue en qualifiant cette décision “d’irresponsable“, a appris africaguinee.com.
Pour le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, qui s’est confié à notre rédaction, l’essentiel est d’avoir un scrutin législatif transparent : “Ça serait un retour en arrière injustifié, préjudiciable et, laissez moi dire également irresponsable. Aujourd’hui nous sommes tous suspendus à un système qui a été mis en place pour sécuriser les élections législatives. Nous sommes tous suspendus et acteurs d’un processus pour lequel nous avons signé un accord, pour lequel l’ensemble de la communauté internationale nous accompagne, pour lequel la CENI (Commission électorale nationale indépendante, Ndlr) est entièrement responsable“ a répliqué le ministre Damantang Albert Camara face aux menaces de l’opposition.
Selon lui, “Si on doit marcher dans la rue pour revendiquer quelque chose contre qui et avec qui, logiquement la mouvance présidentielle et l’opposition devraient tous se retrouver dans la rue pour revendiquer des élections transparentes et que la CENI fasse bien son travail. Convenez avec moi que ce n’est pas quelque chose d’envisageable“ a estimé le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi.
Et de s’interroger finalement sur les motivations d’une telle menace de l’opposition : Pourquoi ça serait l’opposition qui descendrait dans la rue et qu’elle prenne cette responsabilité de ramener encore un climat de violence ou de déstabilisation alors que nous avons besoin de tout sauf de ça“ ?
Par ailleurs, le porte-parole de l’équipe gouvernementale a reconnu quelques dysfonctionnements dans le déroulement du chronogramme électoral : “Il y a sans doute des retards ou des dysfonctionnements dans l’organisation actuelle des élections, on peut le concevoir. La question est de savoir si ce retard ou ces dysfonctionnements sont fondamentaux dans la crédibilité du scrutin qui va se tenir le 24 septembre, deuxièmement, qui en est le responsable, troisièmement, est-ce que pour corriger cela on a besoin de remettre la Guinée dans un cycle de déstabilisation. Je crois que ce n’est pas nécessaire“ a estimé le ministre Damantang Albert Camara.
Evoquant toujours le cas de ces dysfonctionnements, le chef du département de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi a rappelé qu’à ce stade le gouvernement n’a aucune marge de manœuvre pour organiser une mascarade électorale : “Il y a certes des retards, il y a certes des dysfonctionnements, mais la dernière réunion du comité technique présidé par M. Said Djinnit, on nous a dit que ces dysfonctionnements doivent être corrigés et sont entrain d’être corrigés. Attendons la fin de ces corrections pour avoir une position par rapport à l’organisation de ce scrutin. Ce que je peux dire ici, c’est que le gouvernement n’a aucune forme de possibilité d’interférer dans le fonctionnement de la CENI“ a-t-il précisé.
Selon lui, la preuve de cette neutralité du gouvernement est que, et le gouvernement, et l’opposition, mais également la mouvance présidentielle, sont représentés au niveau de la CENI, et qu’à ce jour aucun commissaire de la CENI ne s’est plaid pour dénoncer des interférences du gouvernement.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 05-Sep-2013 ŕ 04:17:05  Partager:   :  |