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Elections en Guinée: " Sans nous, il n'y aura pas d'élections...", menacent les magistrats





CONAKRY-S'achemine-t-on vers un nouveau blocage politique en Guinée? Après les menaces de l'opposition, ce sont les magistrats qui ont lancé un ultimatum pour mettre la pression sur le pouvoir d'Alpha Condé, au risque de bloquer les prochaines législatives.Au menu de leurs revendications, la mise en place d'un Conseil supérieur de la magistrature pour améliorer leurs conditions de travail. Kéléfa Sall, président de l'association des magistrats de guinée, s'est confié à notre rédaction...

AFRICAGUINEE.COM : Bonjour Monsieur SALL !

KELEFA SALL :
Bonjour Monsieur Diallo !

AFRICAGUINEE.COM : Vous menacez de ne participer à aucune consultation électorale si certaines conditions ne sont pas remplies. Peut-on connaître ces conditions ?

KELEFA SALL :
Pour le moment, nous sommes entrain de rédiger notre résolution. Seulement, nous voulons l’application de la loi Organique 054 et 055 portant respectivement Statut de la magistrature, conseil, fonctionnement et attribution du conseil supérieur de la magistrature.

AFRICAGUINEE.COM : Quelles pourraient être les conséquences de votre absence pendant les élections législatives ?

KELEFA SALL :
Selon le code électoral, les commissions administratives de décentralisation des votes sont présidées par les magistrats. Donc si nous ne participons pas, il n’y aura pas d’élection. Parce que si vous entendez des élections, il faut centraliser les votes, il faut enlever les bulletins nuls, il faut comptabiliser les suffrages valablement exprimés et déclarer les candidats gagnant en ce qui concerne l’uninominal et selon le scrutin majoritaire national, il faut faire le décompte pour voir quel est le quotient, quel parti politique a obtenu tel nombre de voix ? Sans nous il n’y a pas d’élection. Et le dernier délai de notre préavis c’est le 20 septembre.

AFRICAGUINEE.COM : Jusqu’où comptez-vous aller si toutefois vos revendications n’étaient pas satisfaites ?

KELEFA SALL :
Nous ne participerons pas aux élections. C’est tout. C’est aussi simple que ça. Si non, on leur souhaite bonne chance pour leur élection.

AFRICAGUINEE.COM : Avez-vous soumis vos revendications aux autorités judiciaires notamment le premier président de la cour suprême ou le ministre d’Etat de la Justice ? Si oui, quelles ont été leurs réactions ?

KELEFA SALL :
Le premier président de la cour suprême nous a dit qu’il fera des démarches auprès du président de la République, Président du conseil supérieur de la magistrature, chef de l’exécutif dans le cadre de l’application de notre statut particulier.

Le ministre de la justice quant à lui, hier, à notre Assemblée générale, on s’est demandé quelle réponse il avait réservé à notre démarche.

AFRICAGUINEE.COM : Merci monsieur SALL

KELEFA SALL :
c’est moi qui vous remercie.

Entretien réalisé par Aliou BM Diallo

Pour Africaguinee.com

(+224) 664 93 46 24

  Rubrique: Interview  date: 29-Aug-2013 ŕ 10:13:06  Partager:   :

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