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Crise en Guinée:Les syndicalistes soutiennent les grèvistes...


[IMG1]Suite aux mouvements sociaux qui paralysent les secteurs de l'éducation et l'armée , les syndicalistes guinéens ont réaffirmé leur soutien aux grévistes qui revendiquent l'amélioration de leurs conditions de vie par le gouvernement.

"Pour nous les syndicalistes, les accords qui ont été signés le 27 janvier constituent notre champ de bataille. Tous les points de ces accords seront suivis par l’inter-centrale.Les forces qui sont contre le changement sont toujours là et font tout pour que ces accords ne soient pas appliqués.", a prévenu Dr Ibrahima Fofana de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée(USTG).

Par rapport aux revendications des soldats de l'armée guinéenne, le secrétaire général de l'USTG a prôné le dialogue pour épargner les populations civiles."Nous souhaitons que les soubresauts qui concernent l’armée ne touchent pas les populations en termes de pertes en vies humaines et de biens matériels. Nous espérons que la compréhension va primer sur la confrontation pour que la Guinée puisse continuer sur le chemin du changement initié par le mouvement que nous avons mené en 2007.", a déclaré Dr Ibrahima Fofana.

Pour Hadja Rabiatou Sérah Diallo de la confédération nationale des travailleurs de Guinée(CNTG),les revendications des soldats guinéens sont légitimes."Je pense que les militaires ont parfaitement raison de revendiquer, car en Guinée on ne respecte pas les engagements. Ce problème traine depuis 1996." a déclaré la syndicaliste guinéenne.[IMG2]

La secrétaire générale de la CNTG a rappelé le devoir de protection de l'armée guinéenne vis-à vis des populations civiles qui sont les premières victimes de ces mouvements de grève."On souhaite que l’armée aie pitié de son peuple.Depuis la première république, l’armée doit comprendre qu’elle doit défendre ce peuple qui est meurtrie aujourd’hui, mais pas la tuer, la stresser davantage.Je pense que l’armée doit prendre en compte dans leurs revendications les préoccupations de l’ensemble des populations qu’ils doivent protéger.Il faut que chacun apporte sa contribution , car l’armée à elle seule ne peut pas devélopper le pays.En Guinée, nous avons besoin du dialogue, car même au sein de l’armée, ce sont nos frères, nos sœurs qui sont dans les casernes, ce sont des guinéens avant tout", a souligné Mme Diallo.

S'agissant de la grève des enseignants guinéens, la porte-parole de l'intercentrale syndicale a témoigné le soutien des syndicalistes aux travailleurs du secteur de l'éducation."Au niveau de l’éducation, les accords n’ont pas été respectés et les enseignants ont raison d’aller en grève. Au niveau de l’inter centrale syndicale, on avait demandé après l’augmentation du prix du carburant, une prime de 120.000fg pour garantir le transport des travailleurs. On nous a dit qu’il n’y a pas d’argent. Si le gouvernement a trouvé de l’argent pour les militaires, il faut qu’il trouve l’argent aussi pour le secteur de l’éducation. Si les enseignants ne sont pas bien payés, c’est dire que nos enfants n’auront pas une bonne formation.", a déploré Hadja Rabiatou Sérah Diallo.

Elle a ensuite exhorté le gouvernement guinéen à respecter ses engagements envers les travailleurs pour éviter les mouvements de grève qui paralysent le pays."Il faut qu’il (ndlr :le gouvernement) honore ses engagements avec les militaires, les travailleurs et les populations qui attendent les promesses en matière d’eau et d’électricité", a conclu la porte-parole de l'intercentrale syndicale guinéenne.

A noter que ces dernières semaines, plusieurs secteurs ont été paralysés par des revendications salariales notamment au niveau de l'armée , de la police, de la douane et dernièrement au niveau du secteur de l'éducation où les enseignants ont déclenché une grève générale illimitée à partir du 19 juin.

Mamadou Kaba Souaré
Directeur de Publication
d'Africaguinee.com


  Rubrique: Politique  date: 19-Jun-2008 ŕ 20:39:07  Partager:   :

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