[IMG1]Cinq policiers ont été tués, mardi, par des militaires qui les ont surpris dans l’enceinte de la Compagnie mobile d’intervention et de la sécurité (CMIS) dans le quartier administratif et résidentiel de la Camayenne, a appris la PANA de source policière. Selon la même source, les policiers, qui ont tiré des coups de sommation en l’air pour tenter de dissuader les militaires, venus en grand nombre à la CMIS, ont été surpris par ceux-ci qui ont vite fait de dégainer leurs armes.
Cinq corps gisent dans une mare de sang à la CMIS que les militaires tentaient de prendre depuis les premières heures de la matinée avant d’être repoussés par les locataires des lieux qui ont déclenché, lundi, une grève pour réclamer de meilleures conditions de vie et des avancements en grades, entre autres.
Les policiers réclament aussi la libération de leurs collègues emprisonnés à la Maison d'arrêt de Conakry depuis plusieurs mois pour "trafic de drogue", estimant que des soldats, qui ont encore du sang sur les mains à la suite de la grève générale de janvier et février 2007, ont été relaxés récemment.
Les militaires traquaient déjà les policiers dans les rues de Conakry aux abords du camp Boiro qu’ils ont quadrillé à la recherche d'agents dissimulés dans des taxis ou autres moyens de transport public. Ils ont arrêté certains d'entre eux qui ont été immédiatement déshabillés, puis bastonnés sur la place publique.
Les principaux responsables de la Police, qui avaient été arrêtés au début du mouvement, ont été libérés tard dans la nuit.
Aux carrefours et autres ronds points de la ville, les policiers ont été remplacés par des gendarmes en faction qui règlent la circulation.
Africaguinee.com
Source:PANAPRESS |
  Rubrique: Politique  date: 18-Jun-2008 ŕ 09:44:17  Partager:   :  |