[IMG1]Les militaires ont commencé, mardi, à traquer dans les rues de Conakry les policiers qui ont déclenché une grève pour réclamer, entre autres, des avancements en grades, des salaires substantiels.
Les policiers réclament aussi la libération de leurs collègues emprisonnés à la Maison d'arrêt de Conakry depuis plusieurs mois pour "trafic de drogue", estimant que des soldats, qui ont encore du sang sur les mains à la suite de la grève générale de janvier et février 2007, ont été relaxés récemment.
Les militaires ont quadrillé les abords du camp Boiro à la recherche de policiers dissimulés dans des taxis ou autres moyens de transport public.
Les crépitements des armes faisaient écho dans l'enceinte du Centre hospitalo universitaire (CHU) de Donka, près du camp, où les malades se plaignaient du vacarme des armes automatiques des militaires qui sont parvenus à arrêter des policiers, qu'ils ont copieusement tabassés.
Selon une source policière, les militaires ont tenté de prendre la Compagnie mobile d'intervention et de la sécurité (CMIS), non loin du camp Boiro, pour dénicher des policiers, mais ils ont été repoussés par les grévistes dont le mouvement de grève a débuté lundi.
Les principaux responsables de la Police, qui avaient été arrêtés au début du mouvement, précise la même source, ont été libérés tard dans la nuit.
Aux carrefours et autres ronds points de la ville, les policiers ont été remplacés par des gendarmes en faction qui règlent la circulation.
Un détachement de la Gendarmerie, stationné aux abords du ministère de la Jeunesse et des Sports, dans le centre de la ville, fait face à des policiers armés devant la Direction de la Sûreté urbaine, mais aucun échange de tir n'a été enregistré dans l'immédiat.
Africaguinee.com
Source:PANAPRESS |
  Rubrique: Politique  date: 17-Jun-2008 à 19:26:47  Partager:   :  |