
BAMAKO- Le ton continue à monter du côté du camp de certains candidats ayant pris part à l’élection présidentielle malienne de ce dimanche 28 juillet 2013 après l’annonce d’une possible victoire du leader du Rassemblement du Peuple Malien, Ibrahima Boubacar Keita !
Cet après midi de mardi, le directeur de campagne de l’un des candidats favoris à cette élection présidentielle, Soumaila Cissé de l’Union pour la République et la Démocratie, a demandé la démission du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Moussa Sinko Koulibaly.
‘’ Si le ministre de l’administration se met sur cette position, il n’est plus fondé de continuer à superviser le dépouillement parce qu’en ce moment, cela pose problème. Le ministre n’est plus impartial, et comme il ne l’est plus, on veut qu’il démissionne, qu’il quitte son poste et qu’il laisse une autre commission qui va être impartiale pour donner les résultats. Nous sommes fermes là -dessus pour qu’on puisse continuer le processus. Pour nous, il a déjà pris part pour IBK’’, s’est insurgé le directeur de campagne de Soumaila Cissé, Boignon Coulibaly.
Même s’ils se réservent de dire que les résultats ont été falsifiés par le ministre de l’administration territoriale, les proches de Soumaila Cissé contestent les déclarations du Colonel Sinko Coulibaly. Ils estiment qu’aucun candidat ne peut passer au premier tour.
Pour lui, la sortie du ministre de l’administration territorial ne va pas dans le bon sens.“ Un second tour est obligatoire“ ajoute M. Coulibaly.
Très remontée, cette militante de l’Union pour la république et la démocratie (URD), martèle que le ministre ne doit pas donner de résultats avec moins d’un tiers du vote. Pour elle, une tendance ne peut venir qu’à partir de 50% du vote : ‘’Donner des tendances en se basant sur moins de 12% du vote, on n’a vu ça dans aucun pays du monde !’’, s’exclame-t-elle. Cet autre renchéri en promettant que les partisans de Soumaila vont réagir : ‘’Nous ne sommes pas d’accord avec ce résultat’’, s’insurge-t-il. Ce quinquagénaire enfonce le clou en accusant la junte de capitaine Sanogo de vouloir imposer un candidat: ‘’ C’est pour préparer l’opinion à un premier tour pour dire qu’IBK est passé. Un ministre ne doit pas commenter une tendance. Nous allons contester si on le proclame comme vainqueur’’, met-il en garde.
Cette montée de la tension intervient à moment où pratiquement tous les observateurs internationaux s’accordent sur le fait que le scrutin s’est déroulé dans la transparence. Ces observateurs, que ce soit de l’Union Européenne (UE), de l’Union Africaine (UA) ou encore de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont tous lancé un appel au calme à tous les candidats en lice et leur a demandé de suivre la voie légale pour toute éventuelle contestation.
Diallo Boubacar 1
Envoyé spécial Africaguinee.com à Bamako
Tél. : (00223)917 87 08
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  Rubrique: News Afrique  date: 31-Jul-2013 à 00:45:11  Partager:   :  |