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Ramadan 2013 : Pourquoi les prix n'ont pas augmenté sur les marchés?

CONAKRY-En ce début du mois de Ramadan, l'économie guinéenne est au ralentie, a constaté Africaguinee.com. Contrairement aux années précédentes, cette année, l'ambiance reste morose au sein des différents marchés de la capitale Conakry. La recherche de la pitance quotidienne qui reste une préoccupation pour la majorité des guinéens, en cette période de jeûne n'a pas eu de répercussion sur les prix. Si par le passé, la quête du minimum vital était incertaine vue la flambée du prix des denrées de première nécessité sur le marché à Conakry, cette fois-ci, les prix restent stables.
Les raisons de cette stabilité des prix
« Les raisons sont diverses et variées », indique le président du Groupe Organisé des Hommes d'Affaire (GOHA), Abdallah Chérif.
« Je pense que cette année, il n'y aura pas des difficultés pour les populations de s'approvisionner, car l'offre est plus grande que la demande. Et puis, les pays voisins ne viennent pas acheter des denrées ici en dépit des problèmes que le pays a connu ces derniers temps. Vous savez qu'actuellement, avec la conjoncture que vit le pays, les gens n'ont pas des moyens. Donc, je ne pense pas que quelque chose puisse changer sur le terrain d'ici la fin de ce mois », a estimé le Président du GOHA.
Il rappelle que son organisation a initié des séries de sensibilisation au niveau des opérateurs économiques à tous les niveaux, ''puis ce qu'en tant que musulman'' dit-il, ''c'est notre devoir le plus absolu de le faire''. Et de préciser : « pendant la sensibilisation, j'ai été même jusqu'à dire à certains opérateurs de revendre au prix de revient''.
Elhadj Mamadou Saliou Bouma Bah, commerçant à Madina nous a assuré qu'actuellement, ''le prix est abordable, puis qu'il n'y a pas de marché et les gens n'ont pas d'argent''. Selon lui, '' si tu entends que le prix a augmenté, c'est parce que tu as gagné un client. Car cette année, le prix du sac de sucre varie entre 265 à 270 000 GNF. L'oignon se vend à 160 000, le bidon d'huile se négocie à 180 mille francs guinéens. Le sac de riz de 50 kg lui, son prix varie entre 190, 200 mille à 240 mille, le riz local ''BARABAR'', expliqué Elhadj Saliou Bah.
Pour sa part, Cheik Oumar Diallo, de la section GOHA à Madina, opérateur, loue : '' grâce à Dieu, cette année, les populations peuvent se frotter les mains parce que des denrées de premières nécessité sont abondantes sur le marché. Cette année quand même, les gens n'auront pas des spéculations comme on a l'habitude de voir. Et toute la semaine dernière, le GOHA est passé au niveau pour sensibiliser de bouche à oreille à tous les niveaux pour que les gens comprennent la nécessité d'aider la population guinéenne qui a un pouvoir d'achat très faible, afin de pouvoir faire le Ramadan dans des bonnes conditions'', a témoigné ce commerçant.
Pour Cheik Oumar, l'offre est plus que la demande actuellement. Et de souligner : ''personne ne peut canaliser le marché à 100%. En ce moment, il n'y a pas d'engouement. Récemment vous savez, il n'y avait pas de sécurité, il y avait des mouvements des politiciens et les pays limitrophes ne venaient pas pour s'approvisionner. Cela aussi a freiné beaucoup les activités, parce que plus de 40% de nos importations sont envoyées vers nos pays voisins'', a-t-il conclu.
La semaine dernière, le ministre du commerce, Mohamed Dorval Doumbouya a visité plusieurs marchés de la capitale pour exhorter les opérateurs économiques à importer suffisamment de vivres, en vue d'approvisionner les marchés. Ce, pour que les prix soient revus à la baisse. Pour la réussite du pari, le département du Commerce a mis sur pied un comité consultatif permanent, qui aura pour tâche de suivre à la loupe les stocks de vivres de leur arrivée, jusqu'à leur injection dans le circuit de distribution.
Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 10-Jul-2013 ŕ 11:17:20  Partager:   :  |
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