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Crash de l’avion militaire Guinéen : Les causes de l’accident sont connues !

CONAKRY- Les causes du crash de l’avion militaire guinéen survenue le 11 février 2013 ont été rendues publiques par la commission d’enquête, lors d’une conférence de presse animée cet après-midi dans les locaux du ministère de la défense sis au camp Samory Touré, a constaté sur place Afrcaguinee.com.
Selon les ingénieurs membres cette commission d’enquête, l’avion était en bon état. Dans leur enquête, l’aspect technique a été écarté, a précisé leColonel Bassekou Diaby, vice-président de la commission d’enquête.
Revenant sur les causes réelles de cet accident qui a coûté la vie à onze militaires guinéens dont le chef d’Etat major général des armées, feu Général Souleymane Kelefa Diallo, le vice président de la commission d’enquête a révélé que le crash est dû essentiellement à deux facteurs. Le premier facteur est environnemental. Selon l’expert, le climat était mauvais, ce qui aurait empêché l’équipage de voir clair leur point d’atterrissage.
Le second facteur est humain, l’analyse de la boite noire a révélé que le pilote et son adjoint étaient distraits, selon le colonel Diaby.
Répondant aux questions des journalistes, le président de la commission, a indiqué que : ‘’Le pilote était compétent mais, il n’a pas bénéficié de repos suffisant avant son vol. La règlementation demande un repos de 8 heures avant de décoller. Or, son plan de vol lui a été déposé à 2 heures du matin pour un vol qui devait être effectué à 6 heures ou 7h du matin… au moment de l’accident les deux pilotes étaient un peu distrait. Au lieu de s’occuper de l’essentiel, c’est comme si ils avaient l’esprit ailleurs’’, a expliqué l’expert.
Poursuivant, il a précisé que dans la cabine de pilotage de chaque avion, il y a un enregistreur de voix. A l’analyse de la voix, il s’est avéré qu’au moment de l’accident, c’est le copilote qui tenait la direction. ‘’Dans l’enregistreur de la boite noire, nous avons entendu une voix d’une troisième personne dans la cabine technique’’, précise-t-il
‘’L’environnement n’était pas bon, mais cela n’était pas aussi d’ordre critique. Une raison de plus, si le temps était mauvais, le commandant de bord devait prendre la responsabilité de prendre la direction’’, a-t-il signifié.
S’il y a des nuages bas, il ne se concentre pas sur le tableau de bord, il perd son contact visuel, a-t-il affirmé. ‘’Il est descendu au dessus de la ligne de mire. Se trouvant donc, en dessus de la ligne de mire, ce sont des moments critiques où tout commandant d’avion doit prendre ses responsabilités pour remonter. Mais, il était à basse altitude, il a heurté un premier arbre qui a arraché l’aile de l’avion’’, a-t-il ajouté.
Pour sa part, le président de la commission, Williams Richelieu, a précisé que toutes ces explications ont été retenues dans la boite noire de l’avion.
Comme recommandation, les membres de la commission d’enquête ont insisté sur le repos des pilotes qui selon eux, est essentiel ; aussi tous les organes qui sont impliqués dans le contrôle d’un aéronef doivent accomplir leur devoir. Dans cette mission, ‘’le commandant de pilotage pouvait refuser de décoller comme le plan de vol a été modifié’’, a suggérer le président de la commission.
Revenant sur la procédure employée par la commission d’enquête, l’ingénieur aéronautique, William Richelieu, a rapporté qu’il y a normes et réglementations internationales qui doivent être respectées en la matière. L’Organisation internationale de l’aviation (OACI) qui met en place ces normes, a précisé l’expert.
Cet ingénieur aéronautique a été membre de cinq commissions d’enquête sur des crashs d’avion de par le monde. Point de vue composition de cette commission, il y avait 10 agents techniques côté guinéen et 11 agents du côté du Libéria. Cette commission a travaillé pendant 45 jours. Leur enquête s’est étendue sur tous les points de l’avion.
Durant l’investigation, la commission s’est divisée en deux groupes. Le premier groupe selon l’ingénieur, s’est occupé des évènements d’avant l’accident. Cette équipe a cherché à savoir qu’est ce qui s’est passé au niveau du commandant de bord ainsi que les conditions de l’aéronef. Tandis que le second groupe s’est focalisé sur les évènements qui se sont produits après l’accident. Ces deux groupes ont travaillé simultanément, a fait savoir M. William Richelieu.
Selon l’ingénieur, a bord de tout avion, il y a une boite noire, qui enregistre les voix et des paramètres de l’engin ainsi que de ses performances.
N’ayant pas des laboratoires capables de faire le décryptage, de la boite noire, une commission a fait un déplacement aux Etats-Unis où il y a des cabinets spécialisés pour faire la lecture et le décryptage des paramètres. ‘’Ecoutez les voix, décrypter tout ce qui est paramètre’’, a annoté l’ingénieur. C’est à la suite de tout ce travail qu’un rapport final a été rédigé pour présenter les conclusions de l’enquête. ‘’ Les conclusions ont été produits par des experts professionnels. Tous les membres de la commission ont signé le rapport’’, a précisé l’expert.
A rappeler que cette commission mixte composée d’ingénieurs guinéens et libériens a été présidée par la république sœur du Libéria pour une question de transparence, a déclaré le ministre délégué à la défense, maître Abdoul Kabélè Camara.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
Tel: (00224) 664 93 51 32
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 09-Jul-2013 à 21:18:08  Partager:   :  |
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