[IMG1]PARIS-Dans Le Parisien à paraître dimanche, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin estime néfaste le retour de Nicolas Sarkozy dans la vie politique. "Sa présence dans le débat politique maintenant n'est pas une bonne chose, ni pour lui, ni pour l'UMP. Il faut permettre à nos talents d'émerger" déclare-t-il.
Le sénateur UMP n'exclut toutefois pas un retour de l'ancien président de la République en 2017. "Mais il est prématuré d'en parler" estime-t-il. Indiquant qu'il l'a "vu récemment", il assure d'ailleurs que Nicolas Sarkozy "n'est pas encore dans une logique de campagne ou de conquête". "Il rencontre les grands acteurs de l'économie mondiale. Il réfléchit. Evidemment, ce n'est pas très discret" ajoute-t-il.
"Une victime" pour l'opinion
Interrogé sur les éventuelles conséquences des affaires sur l'avenir politique de l'ancien chef d'Etat, Jean-Pierre Raffarin indique qu'il "ne pense pas du tout que son retour sera arbitré par les paramètres judiciaires". "Nicolas Sarkozy est habitué, depuis qu'il est sur la scène politique, à l'antisarkozysme. Je dirais même qu'il nourrit son énergie de l'antisarkozysme. Et il suffit de circuler dans le pays pour voir que, dans les yeux de l'opinion, il apparaît comme victime" argumente-t-il.
De fait, un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche montre 40% des Français souhaitent que "Nicolas Sarkozy soit candidat à la prochaine élection présidentielle". Un chiffre très proches à celui recueilli par François Fillon (38%).
Le fan club au rendez-vous
Mais l'ancien Premier ministre a proportionnellement moins la cote chez les sympathisants UMP, qui ne sont que 46% à souhaiter la candidature de François Fillon, contre un écrasant soutien à 87% pour l'ancien président.
AFP |
  Rubrique: International  date: 01-Jul-2013 à 13:40:31  Partager:   :  |