
CONAKRY- La mouvance présidentielle a exprimé tout son “regret“ face à l’annonce de la suspension de la participation de l’opposition au dialogue politique inter-guinéen en cours, dirigé par lereprésentant spécial du secrétaire général des nations-unies en Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, a appris Africaguinee.com.
‘’C’est très regrettable que l’opposition aille dans ce sens lorsqu’on sait que les affaires politiques ne doivent pas être cumulées aux affaires sociales. Depuis deux ans, on cherche ce dialogue. Nous savons bien qu’il y a des extrémistes des deux bords qui ne veulent pas que le dialogue réussisse. Si l’opposition se retire c’est très regrettable. C’est une affaire de justice qui a dégénérée, mais qui pouvait être gérée par les deux camps’’, a déclaré le secrétaire général de l’union pour le Développement de la Guinée (UDG), membre de la mouvance présidentielle.
Toutefois, Soriba Sorel Camara lance une invite à l’opposition ‘’ j’invite mes frères de l’opposition d’accepter de continuer le débat politique. C’est dans le dialogue qu’on a la paix. Personne n’a un devenir dans la guerre, dans la violence. L’avenir de demain se prépare aujourd’hui. Je sais que Cellou ne peut même pas tuer une mouche parce que j’ai travaillé avec lui au temps de Lansana Conté. Mais les faucons des deux côtés n’ont qu’à cesser, pour permettre à la classe politique de s’émanciper de toute cette précarité démocratique pour qu’on avance’’, a-t-il lancé.
Pour M. Camara, les intercessions et les recours gracieux ont permis le retrait de la plainte de Malik Sankhon (directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale), cette affaire pouvait être traité à l’amiable. ‘’Les avocats pouvaient gérer ça, au lieu que ce soit une grande mobilisation. Il fallait laisser la justice faire son travail. Cette justice qui ne fait qu’accumuler des problèmes de violence. Il faut tout de même l’appuyer pour identifier les coupables que ce soit des militants de la mouvance ou de l’opposition ou encore de simples loubards qui agissent. Mais il faut éviter de valider les loubards pour des militants et dire chaque fois que ce sont « mes militants qui sont emprisonnés, il faut les libérer ». Il faut laisser la justice faire son travail pour savoir les coupables’’, a-t-il souhaité.
Parlant de la sécurité des leaders politiques, il a estimé que ‘’tant qu’on ne vient pas à l’assemblée, on vote des textes sur le statut de l’opposition, et qu’on emprunte une démarche de sécurisation de la classe politique, le débat ne serait que du ping-pong et ça n’aboutirait jamais. Le président de la République a le souci de sécuriser les partis politiques, mais il se trouve que nous avons 180 partis politiques à nos jours. Faut-il envoyer deux gendarmes pour chaque parti politique ? ce sont les partis politiques qui seront représentés à l’assemblée dans la légitimité qui pourront bénéficier de tous ces avantages dans l’esprit démocratique. C’est pourquoi il faut accepter d’aller aux élections’’, a-t-il conclu.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 21-Jun-2013 à 13:55:40  Partager:   :  |