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Affaire du 19 juillet : La défense accuse certains officiers militaires dont le gouverneur Resko...





CONAKRY- Le feuilleton judiciaire dans le dossier de l’attaque dont le domicile du président guinéen a été la cible le 19 juillet 2011, s’est poursuivit ce lundi avec la plaidoirie des avocats de la défense. Au cours de son exposé cet après-midi, maître Salifou Béavogui, a révélé que le commandant de l’Eco18 de Cosa visait dans son témoignage à couvrir certains hauts gradés de l’armée, a assisté sur place Africaguinee.com.

En effet, parlant de Thierno Sadou Diallo (poursuivit pour complicité dans cette affaire, ndlr) dans sa plaidoirie, l’avocat a souligné que son client a été arrêté par le commandant de l’Eco 18 de Cosa, commandant Abdoul Karim Barry (AKB). Ce dernier, poursuit Me Béa, est venu à la barre juste pour couvrir le haut commandant de la gendarmerie Général Ibrahima Baldé, et l’actuel gouverneur de la ville de Conakry, commandant Sékou Resko Camara ; dans cette affaire : ‘’Le commandant AKB est venu ici pour dire qu’il n’a pas arrêté Thierno Sadou Diallo, juste pour couvrir le Général Ibrahima Baldé et le commandant Sékou Resko Camara pour ne pas qu’ils viennent à la barre ici’’, a souligné l’avocat Me Salifou Béavogui.

D’après lui, son client ne mérite pas ce sort, c’est un étudiant en médecine en même temps membre du comité national des jeunes de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Il a été arrêté deux mois après l’attaque par le truchement de Thierno Malal Bah, a indiqué l’avocat.

‘’Thierno Sadou Diallo était persécuté, recherché pour son appartenance politique. Ce n’est pas sa première tentative d’arrestation. De justesse, il a échappé au lendemain de la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle. On lui a privé à manger lors de son arrestation, des promesses lui ont été faites pour recouvrir sa liberté à condition qu’il accepte de dénoncer des personnes, mais il n’a pas cédé. Il a été impliqué dans cette affaire pour son militantisme politique’’, a expliqué son avocat, avant de demander l’acquittement pur et simple de son client.

Dans le même registre, maître Béavogui souligne qu’Ousmane Diallo, convoyeur a été impliqué dans cette affaire à cause de son appartenance politique : ‘’Qu’est-ce qu’il cherche derrière le pouvoir, il ne parle même pas français ? s’interroge-t-il, avant de demander la cour de prononcer son acquittement.

L’accusé capitaine Mamadou Adama Mara, lors de son passage à la barre, rappelle maître Béa, n’a cessé de remettre en cause la hiérarchie militaire pour n’avoir pas pris, dit-t-il, toutes les dispositions pour empêcher cette attaque. Tout comme les autres, l’avocat a demandé son acquittement pur et simple. Il en est de même que pour Alpha Alimou Barry poursuivit dans cette affaire pour complicité.

La troisième catégorie d’accusés est poursuivit pour abstention délictueuse dans ce dossier explique-t-il. Un délit qui est puni par l’article 56 du code pénal.

Brossant cette catégorie, il a rapporté que M. Alpha Saliou Wann, a été forcé par Ibrahima Idiatou et le commissaire Fabou.

Selon maître Béavogui, son client est un libérateur, ‘’c’est un intrépide politicien, la démocratie que nous sommes en train de vivre maintenant là, il est l’un des artisans. Il veut être au pouvoir par les urnes, mais pas par les armes’’, a-t-il asséné, puis de demander l’acquittement pur et simple de son client. Lieutenant Mamadou Sadjaliou Diallo, Lieutenant colonel Lancinet Doumbouya, lieutenant colonel Boubacar Alghassimou Barry, Lieutenant Lamarana Diallo (ancien proche du feu président Général Lansana Conté, ndlr), Ibrahima Sory Diallo, Capitaine Chérif Baldé. Pour tous ces accusés, l’avocat a prié à la cour de prononcer leur acquittement.

Thierno Sadou Bah, qui ne connait ni lire, ni écrire, ne saurait être retenu pour détention illégale d’armes de guerre. Il en de même pour le marabout Mamadou Aliou Barry et Mamadou Makka Bah (handicapé), maître Salifou Béavogui a demandé leur acquittement pur et simple.

Quant au commandant Aboubacar Sidiki Camara alias Dé-galle, l’avocat saisi la cour pour solliciter son acquittement. El Hadj Boubacar Diallo poursuivit pour rébellion, n’a fait aucune résistance aux escaladeurs du mur de sa cour, ‘’je pris d’ordonner son acquittement’’, a-t-il lancé.

Avant de terminer sa plaidoirie, maître Béa dit avoir relevé 27 irrégularités et incohérences dans l’arrêt numéro 21 de la seconde chambre d’accusation.

Dans cet arrêt, selon lui, il est dit par exemple ‘’dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011, un impressionnant commando a attaqué avec une violence inouïe le domicile du président à 2heures’’. Or, relève l’avocat, les débats ont démontré que c’est à 3 heures que l’attaque a eu lieu.

Egalement dans ce même arrêt, poursuit-il, il est également noté, Adjudant-chef Fodé Abbas Soumah et commandant Mory Kourouma ont tous été blessés lors des hostilités. Là aussi, explique maître Béavogui, les débat ont prouvé le contraire. Il est aussi dit dans cet arrêt, avance-t-il, colonel Sambarou Diamankan a rencontré dame Fatou Badiar, ‘’c’est assez gros comme mensonge’’, a-t-il conclu.

Affaire à suivre !

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 04-Jun-2013 à 11:49:42  Partager:   :

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